Du Panoramique au Pano...

Cci15102014 0001

d'Arlette Bompart

d'après le récit de Thierry Koren

Extrait

De retour de nos fréquentes promenades sur le Larzac, mon père ne manquait pas de s’arrêter dans le fameux virage qui, soudai­nement, nous offre une vue imprenable sur Millau. Il prenait le temps de contempler la ville « dans son trou », tendrement enlacée par les bras du Tarn et de la Dourbie et dominée par la Puncho, le Pic d’An­dan, le Lévézou et les contreforts des Causses. Observant le piton ro­cheux du site, il pensait :  « Pourquoi diantre l’envie de créer là un bar-restaurant, ouvert en période touristique, n’a-t-elle encore interpellé personne ? » Petit à petit, l’idée mûrit… elle fait son chemin… « Allez, je me lance dans le projet » déclare-t-il enfin. Nous sommes en 1965.

                La location du terrain appartenant à la Mairie se règle rapi­dement. Un bail de 20 ans est signé. Les travaux peuvent commencer. Papa, pour des raisons financières, décide de tout édifier par lui-même. Il peut s’appuyer sur l’aide de certains frères, beaux-frères et ouvriers de l’usine Galtier où il travaille. A Aumont-Aubrac, chez un exploitant forestier, il achète la charpente sur pied. Il faut donc débiter les arbres, tailler les poutres, transporter le tout à Millau… Entrepo­sées en bordure du Tarn, ces pièces de bois attendent sagement le mo­ment de leur utilisation. Mais… dame rivière a ses caprices ! Une crue survient et ne manque pas d’emporter le tout. Durant une se­maine, « l’équipe » parcourt les berges de la rivière… Satisfaction, elle récupère pratiquement la totalité des chevrons échoués, par-ci, par-là, jusqu’à Saint-Rome-de-Tarn.

                La construction de base, salle et terrasse, se réalise en bois. Deux énormes citernes récupèrent les eaux pluviales du toit en éverite. Les pompiers viennent régulière­ment en compléter le plein. Papa ajoute les produits spéciaux néces­saires à la purification. Ces installa­tions alimentent ainsi le bâtiment en eau potable. Les services vétérinaires effectuent des contrôles fré­quemment. Un groupe électrogène fournit le courant électrique. Deux frigos sahariens à gaz, achetés au Domaine de l’Etat permettent la conservation des denrées. En ce qui concerne les boissons, des pains de glace livrés par les établissements Marcellin, les maintiennent au frais.(...)

Vous trouverez le texte intégral dans le tome 5 

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