En route vers Millau

Vue generale de millau

de Cédric Cadaux

Extrait

De nos jours, nombreux sont les Millavois qui se plaignent de l'état de saleté de leur ville. En plusieurs endroits, en effet, les trottoirs sont jonchés de "fleurs de Paris", terme bien délicat employé récemment par une Millavoise originaire de la capitale. Ce jour-là, improvisant tant bien que mal quelques pas de danse, elle s'efforçait d'éviter, d’une façon ma foi fort gracieuse, ce que le plus fidèle ami de l'homme avait laissé sur les trottoirs de la rue Alsace-Lorraine. Ce manque évident d’attention à l'égard des lieux publics serait-il une coutume locale ancestrale ou bien le signe supplémentaire d'une inquiétante décadence ?

 

Faisons ensemble, si vous le voulez bien, un saut dans le temps. Rejoignons Monsieur l'Ingénieur des Ponts et Chaussées de l'arrondissement de Millau dans sa tournée d'inspection. Il nous attend quelque part sur le plateau du Lévézou. Il s'apprête à descendre vers notre ville. Couvrez-vous bien, car nous sommes le 30 nivôse de l'an IV de la République, ou le 20 janvier 1796 pour les ci-devants, au coeur de l'hiver, et nous voyagerons à bord d’une lourde berline tirée par quatre chevaux. Retrouvons-le, sans nous y attarder, à l'entrée de Viarouge. Ce hameau se trouve aujourd'hui à l'écart de la route départementale mais il fut pendant longtemps un passage redouté des automobilistes bravant les rigueurs de l'hiver.

Nous constaterons par nous-mêmes que la traversée de ce village, jusqu’au bois de Trie, se révélait difficile, voire impossible lorsque les hivers étaient pluvieux. Passons sur les ornières qui se forment un peu partout faute d’entretien et engageons-nous dans la descente du Bois du Four. A ce moment précis de notre expédition, nous préférons vous mettre en garde, dans votre intérêt : le cheminement sera des plus périlleux et pour cause ! Le propriétaire de l’auberge a comblé le fossé faisant face à l’entrée de sa remise. Cela ne serait rien s’il n’avait pas, plus bas, construit une forge qui avance sur le chemin : les eaux se déversent sur la route et la dégradent continuellement. [...]

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