Les Amis des Malades

par Arlette Bompart

d’après le récit de Claudie, Gisèle et Nicole

 

Extrait

 

Avec sa devise « Aider et Servir », l’Association des Amis des Malades, antérieurement « Les Abeilles d’Or », a connu ses heures de gloire dans les décennies 50-60. Présidée par Maître André Raynaud, huissier (papa Raynaud, nous l’appelions ainsi), elle siégeait dans un local de l’ancienne prison, tout comme la crèche, les Francas… Eh oui ! c’était notre CREA ! Aujourd’hui, la Poste occupe cet emplacement.

 

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Chaque membre bénévole mettait tout son cœur à exprimer son talent. La troupe, polyvalente, se composait de gymnastes, d’ac­teurs, de chanteurs, de danseurs, d’illusionnistes, de fantaisistes… Elle présentait, chaque année, un nouveau spectacle, varié, vous vous en doutez ! Tant que les hauts murs d’enceinte de l’ex-lieu de déten­tion existèrent, donc, jusqu’en 1959, les répétitions pouvaient même s’effectuer dehors durant les beaux jours. Afin de récolter des fonds, nous organisions un gala annuel. Nous évoluions sur la scène de la Maison du Peuple devant une salle comble, pour le plus grand plaisir des Milla­vois. Notre bal, nos quines attiraient aussi beaucoup de participants.

 

Mais, Les Amis des Malades se devaient d’être, avant tout, par leur présence, leurs représentations, les ambassadeurs de l’esprit humain et fraternel de notre ville. Leur rôle ? Se dévouer, aider les plus démunis, combler leur solitude, leur apporter quelques heures de bonheur. Ainsi, une démonstration de nos divers numéros se déroulait chaque 14 juillet dans la cour de l’Hôtel-Dieu. A l'approche des fêtes, l'association recueillait des jouets, confectionnait des paquets pour en­suite les redistribuer aux enfants nécessiteux ou orphelins.

 

Tout au long de l’année, nous effectuions des déplacements avec le car gris et rouge de La Populaire. Rappelez-vous des chauf­feurs : messieurs Jassin, Portal, Vernhet… et du patron, M. Hubert oubliant parfois, volontairement bien sûr, de présenter la note ! Nos parents, s’ils ne participaient pas au spectacle, s’occupaient du chargement du matériel et des costumes créés par une couturière attitrée. Chacun emportait son pique-nique ou mangeait au restaurant, selon ses moyens. Ainsi, toujours dans un but humanitaire, nous al­lions distraire les patients du sanatorium d’Engayresque. Là, souvenir marquant : un verre nous était attribué avec la stricte interdiction de boire dans n’importe quel autre contenant ! A la léproserie de Val­bonne, dans le Gard, nous jouions devant une salle plongée dans l’obscurité. Vous comprenez pourquoi ! Des religieuses géraient, dans le Cantal, le Centre de La Devèze, en bordure du Lac de Sarrans, sur la presqu’île de Laussac. Elles ac­cueillaient des adultes et des enfants handicapés physiques lourds. L’image d’un certain visage atrocement déformé reste encore gravée au plus profond de nous. (...)

 

Pour le texte intégral, voir le tome 6

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