Billets de cadaux-cedric1

  • A Tous Coeurs présentée aux élèves de 6ème

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    Lundi 15 février, de 9h à 12h, Annie Braidotti, Alain Fabié et notre vice-président Alain Calvet ont présenté les actions et le fonctionnement de notre association aux six classes de 6ème du collège Jeanne d'Arc. C'est dans le cadre du programme d'éducation à la citoyenneté que nos bénévoles sont allés à la rencontre de ces jeunes, à la demande de leurs professeurs d'histoire et géographie.

    Afin de rendre l'échange plus dynamique et plus riche, nos intervenants se sont appuyés sur notre nouveau site internet, projeté sur grand écran, tandis que les professeurs avaient préparé un questionnaire à compléter.

    Les jeunes élèves ont pu s'exprimer sur le thème de la solidarité, de la précarité et du bénévolat.

    Notre équipe remercie l'équipe enseignante et les élèves de leur accueil et salue cette initiative.

  • 32, année éthylique...

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    imaginé par Cédric Cadaux

     

    Extrait

    L'année 1932 n'a pas laissé d'empreinte indélébile dans notre mémoire collective, et pourtant... La Mandchourie devient indé­pendante (oui, mais c'est loin...), le parti nazi s'impose comme pre­mière force politique en Allemagne (là, c'est moins drôle)... Et en France ? Le 16 janvier, Louis Aragon est inculpé par le gouvernement français pour « excitation de militaires à la désobéissance et provocation au meurtre dans un but de propagande anar­chiste » à la suite de la publication, en juillet 1931, dans une revue soviétique Littérature de la révolution mondiale, du poème Front rouge. Plus festif : le 23 avril, Paris inau­gure le Parc des Princes ; plus tragique : le 6 mai, le président Doumer est as­sassiné... Plus réjouissant : Le Normandie, « le plus grand paquebot qui vit jamais le jour », est lancé aux chantiers navals de Saint-Nazaire. Il doit ef­fectuer le trajet Le Havre-New York en quatre jours et demi (pas mal le « made in France ! »). 1932, année héroïque ? Un peu quand même … L'aviateur Lefèvre relie Paris à Saï­gon en dix jours (il fallait le faire, sans la classe af­faires).

    Année anecdotique ? Bien sûr ! Citroën présente au salon de l'automobile sa fameuse Roadster AC4, équipée d'un moteur flottant, d'après un brevet américain.

     

    Et à Millau ? me direz-vous. Les moteurs flottent aussi ! Figurez-vous qu'une mystérieuse et inexplicable épidémie d'accidents de la circulation met en émoi les édiles millavois. Certes, il ne s'agit que de simples accrochages, mais leur fréquence, dans une petite ville, à une époque où l'automobile reste l'apanage d'une élite, ne manque pas d'interpeller le Maire radical Maurice Baud. Dépêché de Rodez, Monsieur l'Ingénieur-en-Chef de l'administration des Ponts-et-Chaussées ne tarde pas à remettre son mémoire. Il constate que plu­sieurs collisions se sont produites à proximité d'un café ou d'affiches murales ventant les vertus de boissons liquoreuses. Il remarque égale­ment que nombre de piétons et de marchands ambulants empruntent le plus naturellement du monde les chaussées de la cité gantière au risque de perturber la libre circulation automobile, pourtant balbu­tiante. Aussi préconise-t-il, pour une période de six mois renouve­lable, la fermeture de tous les débits de boissons de la ville et de rendre obligatoire l'usage du trottoir à toute personne circulant à pied. Il n'en faut pas plus pour mettre le feu aux poudres : nos concitoyens manifestent leur rejet de ces mesures liberticides en se rassemblant sur les places, avenues et boulevards, les gantiers et gantières se mettent en grève : on conspue l'ingénieur. Le Maire, dans un souci d'apaisement, enterre définitivement le rapport honni. En remercie­ment des services rendus, le zélé fonctionnaire ruthénois se voit muté à Nœux-les-Mines, charmante bourgade du Pas-de-Calais, où il termi­nera sa carrière...

     

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  • Coup de pouce à l'école Marguerite-Marie

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    La classe de CE1-CE2 organise les 30 juin et 1er juillet un mini-séjour de découverte à la grotte Chauvet, dans l'Ardèche. Afin de permettre à tous les élèves de participer à ce séjour et à la demande de l'enseignante, nous avons versé une aide de 200 euros à l'école.

    Au programme :

    le jeudi 30 juin : "Sur les traces de nos ancêtres" Visite active de la Cité de la Préhistoire "Mission Préhistoire", visite guidée de l'Aven d'Orgnac, atelier "Gestes de la Préhistoire" : la poterie ou la chasse.

    le vendredi 1er juillet : "Cro-Magnon : quel artiste !" à la Caverne du Pont-d'Arc, visite guidée de la caverne, visite de la Galerie de l'Aurignacien, atelier art pariétal, atelier parure.

    Bon séjour à tous !

     

  • Sur le chemin de l'école

    par Arlette Salomon

     

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    Extrait

    « En allant à l'école, j'ai rencontré le vent... » chante Anne Sylvestre. Moi, en y allant, j'ai aussi rencontré le vent mais encore la pluie, la neige, la chaleur, le froid... Qu'importe, c'était ainsi ! Je faisais le trajet à pied de la rue des Lilas jusqu'à Jules Ferry. Seule, au départ, je retrouvais Nicole D, Lucette A., Monique L. … c'est en bande que nous arrivions en classe.

     

    Je traversais la rue en face de chez moi avec le cartable le matin et le sac du goûter l'après-midi (le sac : en toile, confectionné par maman, le goûter : une tranche de pain plus une bille de chocolat ou une portion triangulaire de nougat.)

     

    Devant sa porte ou accoudée à sa fenêtre la « Mère Aldebert » (rien de péjoratif) avait toujours pour moi un mot gentil ; il est vrai qu'elle m'avait mise au monde, assistant pour cela le docteur Crébassa. Son époux, artisan peintre, partait au travail au même moment, les pots de peinture et le matériel sur un chariot à bras de couleur bleue...

     

    Venait ensuite la maison Grousset : villa « Les Tilleuls » ! un château à mes yeux d'enfant ! L'occasion m'était donnée de connaître son intérieur car, Pierrot B, qui l'habitait et moi jouions ensemble.

     

    Je suivais le trottoir en terre battue et passais devant la ferme des Miquel... la cour et le fenestrou de l'étable donnaient sur le fond de la rue ; Oh ! là là les odeurs !

     

    A ce moment-là, la percée directe sur l'avenue Jean Jaurès n'existait pas, la rue débouchait au niveau du café du Rouergue. Ce tronçon, très étroit voyait cependant le passage de gros camions car plusieurs entreprises s'étaient installées dans le quartier et le passage sous la voie ferrée à hauteur limitée ne permettait pas l'accès vers le Crès. Il fallait donc faire attention aux citernes de messieurs Guy (marchand de vin) et Ranc, aux poids lourds de messieurs Nayral (transporteur) et Serres (charbonnier), aux véhicules plus légers de messieurs Privat Louis et Marcel (marchands forains), aux voitures particulières de quelques riverains et de notre proche voisin garagiste : monsieur Courtines...

     

    Passé le pont de la Cabre, au-dessus du ruisseau de la Mère de Dieu, je longeais le mur du Parc de la maison Pechdo (aujourd'hui, immeubles...

     

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  • Le Pont de la Cabre

    de Michel R.

     

    Extrait

    Un village dans la ville. Des figures locales y vécurent tel Trompine avec sa fameuse moustache et son franc parler, Marcel R. dit Laldiche, son « maire » en la personne de Vernières, Manole et son hôtel restaurant des Causses. Le quartier, comme beaucoup d’autres, était bien pourvu en commerçants. On y trouvait un coiffeur, M. Brenet, la carrosserie Artières, le garage Sévigné à l’angle de la rue des Lilas et son voisin, le garage Broussy.

    Plus haut, à l’angle de la rue Alfred Merle, le garage Vaissière faisait face à la boucherie Arnal. N’oublions pas les deux épiceries : « L’étoile du Midi » de Madame Salgues, en lieu et place de l’actuel garage Broussy et l’épicerie Reynès, où l’on venait écouter et dire beaucoup de bonnes blagues entre clients. Deux cafés : chez Tantine (Le Rouergue) où l’on passait de bons moments entre belote et partie de chasse, chez Batifol où les routiers faisaient leur halte de bonne heure le matin en mangeant le plus souvent le trénel millavois. Et bien sûr le Parc des Sports –un terrain de rugby- du Sporting Club Millavois avec ses tribunes en bois, qui s’il pouvait raconter ces fameux derbys, ces belles rencontres, la castagne parfois… Il restait ouvert aux enfants qui en ont bien profité pour essayer de devenir des Danos… La tribune en bois était face aux jardins de la ferme de M. Miquel (la seule ferme en pleine ville) jardins qui faisaient la joie de bon nombre d’amateurs de fruits…

     

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    A droite de l’entrée du stade se trouvait le garage Mercedes (encore un !) de M. Bruguière et derrière l’en-but des barres de rugby coulait la ruisseau de la Mère de Dieu. Si le stade a depuis longtemps disparu, le ruisseau, lui, coule toujours. Quel gamin ne s’y est pas trempé ? On y jouait avec des boîtes de sardines, des échasses. (...)

     

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  • Les Coopérateurs... que de chemin parcouru !

    d'après le récit et les archives de Claude Artières

     

    Extrait

    Dans les années 1920, les rues du vieux Millau débordaient d'activités. C'était l'époque où, le soir venu, en été, on sortait sa chaise devant sa porte pour cancanéjer et refaire le monde... Un Cercle des Coopérateurs, aux activités diverses, existait déjà dans notre ville. Il ouvrait des magasins d'alimentation. A « La Glaneuse » par exemple, on fabriquait du pain vendu par trois femmes poussant un chariot. Il organisait des rencontres sportives et des fêtes attirant la foule des grands jours. Lors de la Cavalcade du 4 août 1923, son char fleuri remporta brillam­ment le premier prix. Deux cafés résumaient la vie poli­tique d'alors : «La Fra­ternelle» bd Sadi Car­not, fréquentée par les «Blancs», «La Gerbe Sociale» rue Clausel de Coussergues, par les «Rouges». Celle-ci, bon­dée à la sortie du travail, proposait, dès 16 heures, des collations plutôt copieuses. Les habitués, portés sur le «miech conou» (chopine de rouge), s'enflammaient au cours de discussions animées où les préoccupations locales rivalisaient avec le contexte politique général.

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    Pour rendre accessible la pratique sportive aux classes popu­laires, le Cercle des Coopérateurs loue un terrain, avec promesse de vente, rue du Champ du Prieur, en 1929. L'année suivante, « La Boule Coopérative Montplaisir » -BCM-, siégeant dans la rue éponyme et créée le 16 avril 1927, le rejoint. En 1935, hélas, pour diverses raisons, le projet d'acquisition ne peut aboutir. Dans cette ambiance d'incerti­tude, le 12 février 1937, l'Association Sportive et Artistique des Coopé­rateurs prend le relais du Cercle. Elle devient, deux ans plus tard, pro­priétaire du terrain cédé par la famille Viala, suite à l'intervention de l'un de ses membres André Bouloc, également président de la BCM (jeu de lyonnaise). Elle établit son siège 17 boulevard Saint-Antoine.

    Composition du premier Bureau : MM. Jules Fabre (employé), Paulin Costecalde (Gantier), Marius Sangiovanni (Gantier), Joseph Devic (Gantier), Ernest Camplo (Employé), Pierre Guitttard (Comptable), André Bouloc (Gantier) dit «Toto».

    Ses buts : l'accès, pour ses membres, à tous sports et loisirs (soirées, fêtes sportives et artistiques) et la création et l'entretien de tous les terrains : tennis, éducation physique, foot, basket, jeux de boules, etc.

    Les fondateurs ne manquent pas d'ambition. Leur devise : «Aide-toi, le ciel t'aidera» ? Ils s'attaquent à un sacré morceau :...

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  • Les quatre gantières

    de Cédric Cadaux

    d’après le récit de Nicole V.

     

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    Extrait

    Native du midi, pays de ma famille paternelle, j’ai passé une partie de mon enfance à Millau, où est née ma mère. A l’époque, mon père était régisseur d’un domaine viticole, à Caux, un petit village de l’Hérault. Je venais passer toutes mes vacances chez ma grand-mère Juliette qui habitait avec sa mère Elmie et l’une de ses quatre sœurs, Yvonne, rue du Pont de Fer. Cela ne surprendra personne, mais cette rue, comme de nombreuses autres rues alors, était bien plus animée que de nos jours. Très peu d’automobiles disputaient la chaussée aux riverains qui du coup pouvaient tranquillement faire leurs courses, flâner et même s’asseoir devant leur porte pour faire un brin de causette avec les voisins. La proximité de l’école Victor Hugo (l’actuelle école Jean Macé) ajoutait à l’animation du quartier.

    Dans les années cinquante, le confort domestique était très relatif et la plupart des familles ouvrières vivaient à l’étroit. Mon arrière-grand-mère et ses deux filles ne faisaient pas exception et occupaient un modeste appartement composé de deux chambres au rez-de-chaussée et d’une pièce à vivre au premier étage, éclairée par deux fenêtres. Devant chacune de ces ouvertures donnant sur la rue, les deux sœurs avaient placé une machine à coudre : une « brosser » d’un côté, une « piqué anglais » de l’autre. Chaque machine était très spécialisée : la « brosser » cousait le gant en surjet tandis que le piqué anglais était une couture à plat de deux peaux se chevauchant. Je revois aussi, entre les deux fenêtres, l’imposante et indispensable cuisinière à bois qui chauffait le foyer durant les mois d’hiver et permettait la cuisson des plats. De l’autre côté de la pièce, face aux machines, un lit à baldaquin dans lequel trônait mon arrière-grand-mère, du haut de ses quatre-vingt-dix ans, en véritable matriarche. Enfin, au centre était disposée une belle table ronde où nous prenions nos repas, éclairée par un lustre à poulie.

    Née en 1868 sous le Second Empire, de parents gantiers, Elmie ne suivit pas la tradition familiale et épousa en 1890 mon arrière-grand-père, Jules, natif de Meyrueis en Lozère et boulanger de son état. Ensemble, ils travaillèrent dans leur boulangerie de la rue Louis Blanc, Jules au fournil, Elmie à la vente du pain, jusqu’à la fin des années 30. Le couple donna naissance à plusieurs filles, j’en connus quatre, dont je garde un souvenir affectueux : Juliette, ma grand-mère et mes grand-tantes Paule, Alice et Yvonne. Toutes gantières, leurs parents leur avaient inculqué le goût du travail et de l’effort. Nées d’une vieille famille cévenole, elles avaient en outre la foi huguenote chevillée au cœur. Si je n’ai pas entendu cent fois l’histoire de mon ancêtre Pierre, de Campis, près de Meyrueis, camisard et compagnon de Rolland qui périt sur la Grande Réale, galère de Louis XIV, pour avoir refusé d’abjurer sa foi, alors je ne l’ai pas entendue…

    Comme je crois l’avoir relaté plus haut, Elmie vivait avec deux de ses filles, Juliette et Yvonne, qui s’occupaient de leur mère comme on s’occupait des anciens dans un temps où les maisons de retraite n’existaient pas. Les deux autres filles, Paule et Alice, bien qu’indépendantes et mariées, étaient en fait voisines de leur mère car elles logeaient dans la même rue !

    Lorsque j’étais à Millau, tous les matins, j’assistais à un petit rituel familial bien sympathique. Les quatre gantières, revenues de leurs courses, se retrouvaient autour de leur mère. Là, ouvrant cabas et filet, chacune montrait fièrement qui ses fruits, qui ses légumes, grappillant de ci de là, s’entretenant de tout et de rien. Après le repas de midi, si le temps semblait au beau fixe, les filles, avant leur départ, décidaient d’asseoir confortablement leur mère devant la porte de la maison. L’aïeule pourrait de la sorte suivre le mouvement de la rue, en priant toutefois pour que la pluie ne s’invitât pas avant le retour des gantières !

    Nous n’avions pas l’eau courante à la maison, nous devions nous approvisionner en eau potable à la fontaine du boulevard Richard, tout proche. Cette corvée m’incombait parfois.

    Seule ma grand-mère travaillait en usine, elle était contremaîtresse à la ganterie GUIBERT où elle resta fidèle au poste jusqu’au jour de ses soixante et onze ans. Une fois par semaine, elle allait faire le ménage à la menuiserie PRIVAT et, avec l’accord de son employeur, rapportait des chutes de bois pour le chauffage : rien ne se perdait ! Je la revois encore rentrant à la maison chargée de sacs de jute remplis de ce précieux butin. Ses trois sœurs, en revanche, travaillaient à domicile. Alice et Yvonne, peut-être les plus adroites, oeuvraient au piqué anglais, ma tante Paule, quant à elle, une passe de gants devant son banquet, « rentrait les bouts » (elle rentrait les fils des broderies à l’intérieur des gants).

    Nous « soupions » assez tôt le soir et entre chien et loup, une fois la table levée, chacune se préparait pour une longue et immuable veillée. Tandis que ma grand-mère assistait la vieille Elmie pour son coucher, mes tantes rapprochaient les machines à coudre au centre de la pièce et ajustaient la hauteur du lustre à poulie. Il ne manquait plus que Monsieur Léopold, ancien professeur de piano. Ce voisin et ami de longue date de la famille avait perdu la vue depuis de nombreuses années. Vivant seul, il trompait sa solitude en se joignant à nous au moment de la veillée. Il ne se déplaçait jamais sans son énorme bible en braille dont il effleurait les myriades de caractères en relief aussi sûrement qu’il caressait les touches de son piano. Plus rarement, nous recevions aussi la visite de Mathilde, qui était sans famille et ne pouvait plus travailler à cause d’une santé fragile. Mes tantes l’aidaient parfois. Pour les remercier, elle allait cueillir de magnifiques bouquets de fleurs près du jardin POUJADE. Ma grand-mère la sermonnait souvent :

    « - Enfin Mathilde, tu ne devrais pas cueillir toutes ces fleurs, si tu te fais prendre ?

    - Ne t’inquiète pas, je ramasse celles qui sont au bord du chemin. Et puis, il leur en reste bien assez ! » répondait la brave femme, cherchant à rassurer ma grand-mère. Mais revenons à notre veillée. Tous les acteurs étaient désormais en place, le concert des moteurs pouvait alors commencer....

     

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  • Le Tras Saint-Jean

    de Cédric Cadaux

    d’après le récit d' Annie J.

     

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    Extrait

    Connaissez-vous le Tras Saint-Jean ? C'est là que je suis née, c'est là que j'ai passé toute mon enfance. Le quartier Beauregard vous parlera peut-être davantage, avec ses immeubles HLM, la sécurité sociale... Dans les années 40, aucune de ces constructions n'était encore sortie de terre : il n'y avait rien, rien qu'un immense champ nu bordant la rue Louis Blanc et la place de l'industrie, alors fermée : le Tras Saint-Jean. Ma tante venait y faire paître sa chèvre et pour nous les gosses, cet endroit constituait un formidable terrain de jeux. Mes parents étaient les concierges de «La Teinturerie Nouvelle» qui jouxtait le stade Paul Tort. Nous y occupions un appartement au rez-de-chaussée et disposions d'un jardin potager dont mon père prenait grand soin. Située en face de l'actuel bâtiment de la Sécurité Sociale, cette usine a aujourd'hui complètement disparu : la «rue de la Teinturerie» est désormais l'unique et discret témoin de cette ancienne activité. Papa, surnommé Coco, se levait tous les matins à quatre heures pour mettre en route la chaudière à charbon qui assurait le besoin en eau chaude de l'établissement. Deux heures plus tard, les ouvriers arrivaient. C'était une sacrée équipe de bons vivants, travailleurs, ayant toujours le mot pour rire et souvent une bonbonne de vin blanc sous le coude pour attaquer la journée!

    Dans mes jeunes années, on attribuait volontiers des surnoms aux gens, d'après un trait de caractère, un aspect physique ou une anecdote. Chaque ouvrier de la teinturerie possédait le sien : je me souviens de Jambon, Ventrèche, Friton... Une de nos voisines, figure du quartier s'il en était, portait quant à elle le doux sobriquet de Bécassine, allez savoir pourquoi...

     

    J'étais gamine quand la guerre éclata. Des réfugiés, fuyant les zones les plus touchées par les avancées de l’armée allemande, vinrent s'installer dans des logements du premier étage de l'usine. Ils y restèrent longtemps et je trouvai là l'occasion de me faire de nouveaux amis. L'un de nos jeux favoris consistait à construire des chars avec une longue planche et des roues, sur lesquels nous dévalions la rue Louis Blanc. Un peu garçon manqué, je jouais plus volontiers avec mon grand frère et ses copains qu'à la poupée. Mais lorsque la présence de cette petite sœur devenait trop encombrante et qu'ils voulaient rester entre eux dans le grand champ, ils ouvraient la porte de l’enclos de la ferme des Verdier et faisaient sortir les oies. Ces maudites bestioles se précipitaient sur moi et me becquaient furieusement. Je prenais mes jambes à mon cou et courrais me réfugier en pleurs à la maison.

     

    Les Allemands, à partir de 1942, occupèrent l'école Jeanne d'Arc, mon école, qui n'accueillait à l'époque que les filles (les garçons étaient je crois ...

     

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  • Retour sur une belle histoire

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    "Le rapport à l'écrit ne doit pas être un frein. Il suffit de nous rencontrer et de nous livrer oralement des brins de vie, des instants dignes d'être partagés. Nous nous chargeons du reste", précise Cédric Cadaux

     

    La nouvelle est tombée du côté de l'association de solidarité à Tous Cœurs, présidée par Cédric Cadaux, le tome VII de la collection patrimoniale, «Des Millavois parlent aux Millavois», sera bien le dernier ! Alors avis aux amateurs qui souhaitent apporter un témoignage, une anecdote, un récit sur la vie millavoise de l'ancien temps, le moment est venu de prendre contact avec l'équipe des coauteurs.

    Depuis le début du mois, Arlette Bompart, Cédric Cadaux et Pierre Costecalde se sont remis à la tâche. Déjà, les premiers récits, accompagnés de photos inédites, ont été recueillis. Et avec eux se réamorce le passionnant travail d'écriture et de recherche documentaire.

    Une aventure au long cours...

    Qui aurait pu croire, en 2009, que l'équipe en arriverait là ? Cette idée a germé dans la tête du président de l'association lorsqu'il s'est agi de solliciter la générosité des Millavois, autrement qu'en leur demandant de l'argent. «Ce fut un peu laborieux au début, personne ne connaissait à Tous Cœurs, association naissante», reconnaît Cédric Cadaux. Mais les choses ont bien changé depuis. Pierre Costecalde est arrivé avec ses connaissances historiques et sa collection unique de photographies. Tous deux ont écrit le premier tome avec les moyens du bord. C'est alors qu'ils ont croisé le chemin de Guillaume Leduc, des éditions Ixthus. Il a cru tout de suite au projet et a pris les risques financiers.

    Une équipe qui s'étoffe...

    La confiance s'installe, à Tous Cœurs a pignon sur rue. René et François Picard, Millavois de cœur et d'adoption, rejoignent le duo des débuts. Ils apportent un regard plus distancié, et beaucoup de sensibilité. Enfin, Arlette Bompart, séduite par les trois premiers tomes, apportera son style et sa rigueur, son goût de la précision. Son mari Robert, inépuisable, bat la campagne et le pavé pour rapporter de belles photos d'illustration...

    Des rencontres inoubliables...

    «Nous avons conscience du privilège qui nous est offert, confient les auteurs. Celui de rencontrer des témoins d'une époque pas si lointaine mais pourtant aux antipodes de la nôtre, dans une France figée à maints égards depuis des décennies, avant le grand basculement des années 1960 et l'avènement de la société de consommation. Certains passeurs de mémoire nous ont déjà quittés. Il fallait faire ce travail !» L'équipe lance donc un appel à toutes les personnes intéressées : toutes les contributions sont les bienvenues. «Nous recherchons des photos des années 1920 à 1960 de la rue du Barry. Nous préparons un texte mais nous ne disposons d'aucun cliché et nous n'avons jamais réussi à en trouver.»


    En savoir plus sur http://www.ladepeche.fr/article/2016/02/09/2273411-millavois-parlent-millavois-7e-dernier-tome-rails.html#bXb29r1lVlGwuBxK.99


     

  • La Poule

    par Cédric Cadaux

    d'après le récit de Jeannine B.

    Texte intégral

    Mon mari nous racontait souvent cette histoire qui nous faisait sourire. Elle se passe pendant les années d'occupation, en 1942 ou 43. Nous sommes deux ou trois jours avant le réveillon de la Saint-Sylvestre. Une bande de copains, dont le plus âgé ne devait pas dépasser les vingt printemps, se désolait de n'avoir rien à mettre dans la casserole pour fêter dignement le nouvel an. L'époque était terrible avec son lot de privations, dangereuse aussi pour qui ne respectait pas les règles imposées par l'occupant. Mais à vingt ans et avec la fougue de sa jeunesse, on ne mesure pas toujours les périls auxquels on s'expose lorsque l'on brave un interdit.

    Dans les années quarante (et certainement bien avant), Millau comptait une profusion de jardins potagers en bordure du Tarn, où la fertilité des terres alluvionnaires garantissait à qui avait la main verte de belles cultures. Entre le Four à Chaux et la Grave, par exemple, nombreux étaient les Millavois qui cultivaient leur petit lopin. Souvent, on construisait un petit cabanon au moyen de quelques planches et de matériaux de récupération. On entreposait là les outils de jardinage, mais on élevait aussi quelques volailles ou lapins. Les chasseurs pouvaient même y abriter leurs chiens et parfois... leurs furets.

    Ces parcelles prirent avec le temps l'aspect d'un véritable capharnaüm que certains n'hésitèrent pas à qualifier de bidonville, où chacun entassait toutes sortes d'objets disparates sans se préoccuper de l'aspect esthétique de l'endroit. Pour ne rien arranger à l'affaire, la présence d'animaux domestiques et la proximité d'une décharge publique entre le pont de Cureplat et le Four-à-Chaux ne tardèrent pas à attirer les rats qui rendirent les lieux insalubres. Pour l'anecdote, quand les Millavois voulaient se débarrasser d'un objet encombrant ou de divers gravats, ils employaient souvent l'expression «on va le jeter à Tarn». Par contre, les déchets ménagers étaient traités à part et brûlés au four de l'atelier municipal de Briançon.

     

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    Ces jardins disparurent au début des années soixante-dix, lors de la construction du boulevard extérieur.

    Mais revenons à notre histoire. Retrouvons nos trois gaillards, au Four à Chaux justement. Il fait nuit noire et le froid est vif en ces derniers jours de décembre. Depuis qu'ils occupent notre ville, les Allemands imposent un sévère couvre-feu dès 21 heures et malheur à qui ne l'observe pas. Pourtant, nos garçons, bien décidés à faire un bon réveillon, prennent-ils le risque inouï de voir leur échappée nocturne se terminer au siège de la Gestapo.

    Il faut dire que quelques jours auparavant, ils avaient repéré un poulailler, dans l'un de ces fameux jardins, loin de toute habitation. Une poule et un coq y coulaient des jours paisibles, totalement indifférents au contexte politique du moment. Les perspectives gastronomiques que les jeunes gens entrevirent alors eurent raison de leurs scrupules. Le sort de l'un de ces volatiles était désormais scellé, il ne passerait pas la nuit !

     

    Nos lascars avaient-ils conscience que leur rapine priverait un pauvre Millavois d'un complément alimentaire bien appréciable en ces temps de disette ? Sans doute, mais leur jeunesse et la dureté de cette sombre époque nous inclinent aujourd'hui à la clémence.

    Et le propriétaire de la poule, me demanderez-vous ? Le lendemain matin, venant donner le grain et emporter l'œuf, il chercha la poule mais ne trouva que le coq resté coi, avec autour du cou un petit écriteau sur lequel il put lire :

    «Je suis veuf depuis minuit!»

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  • Le tome 7 est en préparation

    Nous n'avons pas réfléchi longtemps pour prendre notre décision : le septième et dernier tome "Des Millavois parlent aux Millavois" est désormais sur les rails. Toutefois, il sera bien le dernier, car même les meilleures choses ont une fin !

    Alors, nous lançons un appel à toutes les personnes qui voudraient nous confier un souvenir, une anecdote, une photo ancienne de leur quartier : c'est le moment de franchir le pas, sans plus d'hésitation car bientôt, il sera trop tard ! Nous vous réserverons le meilleur accueil et notre équipe est aussi enthousisaste qu'au début de celle belle aventure.

    Un commerce, une entreprise, une rue, un personnage singulier, un événement particulier ? Vous avez sans nul doute quelque chose d'intéressant à partager, à sauver de l'oubli. Nous avons besoin de vous tous et toutes pour faire de ce dernier opus de notre saga millavoise un ouvrage précieux et inoubliable...

    Nous comptons sur vous !

     

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    René Picard, Pierre Costecalde, Arlette Bompart, Cédric Cadaux

  • Généreux clients de Simply !

    Comme chaque année à pareille date depuis maintenant 6 ans, notre parrain Simply Market nous a versé le montant des dons réalisés par ses clients au profit de notre association. La coquette somme de 751,60 euros viendra donc abonder le budget alloué aux aides alimentaires accordées aux personnes en demande.

    Rappelons que les clients de cette enseigne, par le biais de leur carte de fidélité, ont la possibilité de renoncer à 2 euros de leur cagnotte (obtenue en échange de points) pour nous en faire profiter. Et comme le dit la sagesse populaire, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières...

    Alors, grand merci à tous les clients de Simply Market pour leur générosité, la qualité de leur écoute et de leur accueil.

     

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    La remise de deux chèques, en 2013

     

     

  • Le mouchoir de poche de la Rue Droite

     

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    Par Cédric Cadaux

    avec le concours de Jacqueline Ramond

     

    Extrait

     

    Pour qui ne connaît pas encore la boutique de notre association, au n°6 de la rue du Lion d'Or, le terme de «ruche» souvent utilisé à son endroit pour donner un aperçu de son intense activité peut surprendre. Et pourtant... Présent tous les mercredis après-midi, j'assiste souvent stupéfait aux incessantes allées et venues des généreux donateurs apportant vêtements ou bibelots, des clients, fidèles ou de passage, espérant dénicher un joli vêtement ou s'offrir un petit meuble auquel nous avons redonné des couleurs... On reçoit aussi les personnes, toujours plus nombreuses, venant demander de l'aide. Le mercredi, c'est aussi le jour où, dès les premiers frimas de l'automne et jusqu'aux grandes vacances estivales, nous travaillons à la rédaction et à l'illustration des récits de notre collection «Des Millavois parlent aux Millavois». Comment ne pas évoquer enfin le «centre opérationnel» de la boutique, la salle de tri, aménagée dans l'ancienne chambre froide de ce qui fut autrefois la boucherie Chaliez. Inlassablement, été comme hiver, dans leur huit mètres carrés (en poussant un peu les murs) nos dames bénévoles livrent un combat permanent contre l'espace et le temps. Ne pas se laisser déborder par les dizaines de sacs de linge, cartons de livres ou objets divers chaque jour déposés, parvenir à stocker astucieusement et de la façon la moins encombrante les réserves pour la saison prochaine, tels sont les défis que nos vaillantes ouvrières relèvent courageusement, tous les jours, du lundi au vendredi !

     

    Parfois, c'est l'accalmie. En lecteur curieux, je m'accorde alors le plaisir de déballer des livres fraîchement arrivés. Mercredi dernier, parmi une dizaine de bouquins de toute sorte, c'est le plus petit qui attira mon attention. Il s'agissait du premier numéro de la revue «Mickey Poche» paru en 1974. La maison d'édition de Disney avait à l'époque lancé ce format pour concurrencer les indétrônables Pif, Pifou et autres Placid et Muzo, des éditions Vaillant, issues du Parti Communiste Français. Mais qu'avait donc de si particulier ce petit livre ? Si je l'évoque ici, c'est parce qu'il réveilla en moi un souvenir d'enfance. Dans mes jeunes années, nous habitions un appartement dans une belle maison du boulevard de l'Ayrolle, près du «lavoir romain» et j'accompagnais mon père chaque dimanche matin, se rendant à la librairie Ramond pour acheter son journal. C'est dans cette minuscule boutique aux dimensions d'un mouchoir de poche que je découvris, parmi d'autres trésors, ce petit livre que mon père m'offrit.

     

    La libraire, Madame Ramond, petit accent, regard bleu clair pétillant et visage amène, avait dû elle aussi, à sa façon, redoubler d'imagination pour pallier l'exiguïté du lieu. Les rayonnages de livres, de revues et de fournitures scolaires recouvraient tous les murs jusqu'au plafond. Pour permettre d'atteindre les plus hautes étagères, une échelle était accrochée derrière le comptoir. Aux yeux de l'enfant que j'étais, cet endroit paraissait tout à la fois mystérieux et magique. Mystérieux comme l'étaient les livres perchés, certainement très savants, inaccessibles et prisonniers de la pénombre enveloppant l'étagement supérieur de cette cathédrale de papier. Magique surtout car Madame Ramond n'avait pas son pareil pour présenter les livres de contes, les belles histoires et les derniers gadgets à la mode. Au clair-obscur des hautes étagères succédait plus bas, mêlé à l'odeur rassurante du papier imprimé, le foisonnement des couleurs de la littérature enfantine.

    Septembre 2011. La fille de Madame Ramond, Jacqueline, qui fut elle-même libraire à deux pas de la boutique maternelle, à l'angle de la rue Droite et du boulevard de l'Ayrolle, accepte de bon cœur de m'apporter son concours pour rédiger ce petit texte. J'ai plaisir à retrouver cette dame qui m'accueillit dans sa librairie à l'occasion d'un stage en 1985. Je constate qu'elle n'a rien perdu de son esprit vif ni de son goût de la précision. Ecoutons-la.

     

    «En 1930, mes parents eurent l'opportunité d'ouvrir une librairie papeterie dans un minuscule local de la rue Droite.

    Originaire des Ardennes, ma mère était une travailleuse acharnée. Dans les premiers temps, elle continua à dresser des gants dans son arrière boutique, profitant du moindre moment de répit. La librairie accueillait sa clientèle d'habitués tous les jours que Dieu fit, du lundi au dimanche, de 7 heures du matin à midi trente et de 14 heures à 20 heures. Le seul jour de relâche de l'année, c'était le premier mai, car les journaux quotidiens ne paraissaient pas. En 1971, Maman s'accorda les seules vacances dont je me souvienne : cette année-là, je l'accompagnai dans les Ardennes retrouver nos proches. C'est papa qui s'occupa seul de la librairie pendant notre absence.

    Pour ma mère, vous l'aurez compris, sa petite librairie, c'était sa vie, son univers. Elle appréciait le contact avec ses clients, mais aussi cette rue Droite si animée qui rythma ses journées pendant plus de cinquante ans. Car d'animation, le quartier n'en manquait pas avec tous ses commerces. Ici, une (...)

     

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  • Les Amis des Malades

    par Arlette Bompart

    d’après le récit de Claudie, Gisèle et Nicole

     

    Extrait

     

    Avec sa devise « Aider et Servir », l’Association des Amis des Malades, antérieurement « Les Abeilles d’Or », a connu ses heures de gloire dans les décennies 50-60. Présidée par Maître André Raynaud, huissier (papa Raynaud, nous l’appelions ainsi), elle siégeait dans un local de l’ancienne prison, tout comme la crèche, les Francas… Eh oui ! c’était notre CREA ! Aujourd’hui, la Poste occupe cet emplacement.

     

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    Chaque membre bénévole mettait tout son cœur à exprimer son talent. La troupe, polyvalente, se composait de gymnastes, d’ac­teurs, de chanteurs, de danseurs, d’illusionnistes, de fantaisistes… Elle présentait, chaque année, un nouveau spectacle, varié, vous vous en doutez ! Tant que les hauts murs d’enceinte de l’ex-lieu de déten­tion existèrent, donc, jusqu’en 1959, les répétitions pouvaient même s’effectuer dehors durant les beaux jours. Afin de récolter des fonds, nous organisions un gala annuel. Nous évoluions sur la scène de la Maison du Peuple devant une salle comble, pour le plus grand plaisir des Milla­vois. Notre bal, nos quines attiraient aussi beaucoup de participants.

     

    Mais, Les Amis des Malades se devaient d’être, avant tout, par leur présence, leurs représentations, les ambassadeurs de l’esprit humain et fraternel de notre ville. Leur rôle ? Se dévouer, aider les plus démunis, combler leur solitude, leur apporter quelques heures de bonheur. Ainsi, une démonstration de nos divers numéros se déroulait chaque 14 juillet dans la cour de l’Hôtel-Dieu. A l'approche des fêtes, l'association recueillait des jouets, confectionnait des paquets pour en­suite les redistribuer aux enfants nécessiteux ou orphelins.

     

    Tout au long de l’année, nous effectuions des déplacements avec le car gris et rouge de La Populaire. Rappelez-vous des chauf­feurs : messieurs Jassin, Portal, Vernhet… et du patron, M. Hubert oubliant parfois, volontairement bien sûr, de présenter la note ! Nos parents, s’ils ne participaient pas au spectacle, s’occupaient du chargement du matériel et des costumes créés par une couturière attitrée. Chacun emportait son pique-nique ou mangeait au restaurant, selon ses moyens. Ainsi, toujours dans un but humanitaire, nous al­lions distraire les patients du sanatorium d’Engayresque. Là, souvenir marquant : un verre nous était attribué avec la stricte interdiction de boire dans n’importe quel autre contenant ! A la léproserie de Val­bonne, dans le Gard, nous jouions devant une salle plongée dans l’obscurité. Vous comprenez pourquoi ! Des religieuses géraient, dans le Cantal, le Centre de La Devèze, en bordure du Lac de Sarrans, sur la presqu’île de Laussac. Elles ac­cueillaient des adultes et des enfants handicapés physiques lourds. L’image d’un certain visage atrocement déformé reste encore gravée au plus profond de nous. (...)

     

    Pour le texte intégral, voir le tome 6

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  • Les jeunes de l'IM-Pro nous rendent visite

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    Récemment, les jeunes de l'atelier de blanchisserie de l'IM-Pro du Puits de Calès nous ont rendu visite. Accompagnés de leur éducatrice Evelyne Verdier, ils ont été accueillis par les bénévoles présents qui leur ont fait découvrir nos locaux.

    Depuis maintenant 3 ans, un partenariat nous lie à cet établissement pour l'entretien du linge. Tous les mardi ou jeudi après-midi, le groupe vient retirer du linge, à charge pour lui de le trier, de le laver et de le repasser.

    Cet atelier est un lieu de formation et de travail destiné à préparer progressivement des adolescents ou jeunes adultes à s'insérer dans le monde du travail, en se confrontant à des expériences qui demandent le respect des règles et de consignes précises.

    Nous avons présenté à nos jeunes partenaires le fonctionnement de notre association, son but, mais aussi la traduction concrète de l'aide qu'ils nous apportent. Ils se sont montrés très attentifs lors de la visite de notre petite épicerie d'urgence et très intéressés par le relookage des meubles.

    Grâce à cette visite, ils auront pu situer leur action dans le cycle complet du linge dans notre structure.

    Bientôt, ce sont nos bénévoles qui se rendront dans leur atelier pour mieux connaître le travail de ces adolescents.

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  • Coup de pouce à l'école Beauregard

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    Dans le cadre de l'école bilingue, les enseignants du cycle 3 organisent une classe de découverte à Sagunto (Espagne) en mars 2016. Le prix du voyage revient à 120 euros par enfant tout compris. Certaines familles ne pouvant pas régler cette somme et notamment dans le cas des fratries, la directrice de l'établissement a sollicité notre association. Nous avons décidé de verser une aide de 120 euros, en espérant que cela contribuera à faciliter l'accès de tous les élèves à ce beau voyage....

     

  • Notre subvention annuelle reconduite

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    Nous venons d'apprendre que la municipalité a reconduit pour l'exercice 2016 la subvention annuelle de 780 euros. Elle nous sera vraisemblablement versée début mars. Notre association ne court pas après les financements publics, revendiquant haut et fort son indépendance. Toutefois, cette aide, au demeurant symbolique, concrétise, à nos yeux, la reconnaissance de nos actions.

    Un bilan de nos activités sera publié dans le courant du mois de février, après la tenue de notre assemblée générale.

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  • L'école Jean-Henri Fabre à La Vignole

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    Les classes de CM1, CM2 et CLIS (soit 41 élèves), partent en classe de neige au centre PEP12 de La Vignole d'Entveig.

    Ce séjour permettra aux enfants de découvrir la pratique du ski, ainsi que la haute montagne, "milieu qu'ils ne connaissent pas", comme le précise la directrice de l'établissement.

    A ce jour, toutes les familles n'ont pu régler entièrement le solde demandé (130 euros) et le manque reste à charge de l'école et de l'association des parents d'élèves "qui n'auront pas d'autre choix que de réduire les sorties des autres classes".

    Aussi notre équipe a-t-elle décidé, une nouvelle fois, d'apporter une aide de 120 euros pour faciliter l'organisation du séjour.

    Bon ski à tous !

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  • Jeux d'hiver (texte intégral)

    J'ai passé une bonne partie de mon enfance dans le petit village de Castelmus, près de Castelnau-Pegayrols, sur le Lévezou. Dans les années 30, j'ai déjà eu l'occasion de le dire pour l'histoire du loup, les hivers étaient très rudes. Mais il faut bien que jeunesse se passe et le froid ne nous empêchait pas de mettre le nez dehors, même lorsqu'il gelait à pierre fendre. Lorsque l'hiver s'était installé, l'un de nos jeux favoris était de fabriquer des luges de fortune pour faire des glissades sur les chemins gelés. Nous recherchions des planches suffisamment résistantes, dans lesquelles nous creusions un trou. Dans ce trou, nous fixions un gros bâton.

     

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    Le soir, en sortant de l'école, nous allions chercher des arrosoirs, en cachette de nos parents, puis nous choisissions un chemin pentu. Là, tous ensemble, nous versions le plus d'eau possible sur le chemin, en espérant que la nuit serait glaciale et que nous aurions, le lendemain matin, une belle patinoire !

    Nous instaurions un roulement pour les arrosages et ceux qui n'assuraient pas leur tour se faisaient sermonner : "Tu n'es pas venu(e) arroser hier soir !"

    Le lendemain, nous dévalions la pente sur nos luges et lorsque nous voulions freiner, nous enfoncions le bâton dans le sol, mais le système n'était pas toujours très au point. Nous rentrions souvent avec un genou écorché (nous ne portions pas de pantalon, seulement des chaussettes avec nos galoches.) Et là, c'était une autre histoire...

    Voir tome 1

  • Nouveau site Internet pour A Tous Coeurs

    A Tous Coeurs se dote d'un nouveau site internet couvrant l'ensemble de ses activités.

    Ce site est actuellement en construction, mais nous travaillons activement pour qu'il soit le plus complet et le plus agréable possible !

    Nous vous souhaitons une bonne visite sur notre site Internet !