chemin

  • Sur le chemin de l'école

    par Arlette Salomon

     

    Cci12052013 0005a

     

    Extrait

    « En allant à l'école, j'ai rencontré le vent... » chante Anne Sylvestre. Moi, en y allant, j'ai aussi rencontré le vent mais encore la pluie, la neige, la chaleur, le froid... Qu'importe, c'était ainsi ! Je faisais le trajet à pied de la rue des Lilas jusqu'à Jules Ferry. Seule, au départ, je retrouvais Nicole D, Lucette A., Monique L. … c'est en bande que nous arrivions en classe.

     

    Je traversais la rue en face de chez moi avec le cartable le matin et le sac du goûter l'après-midi (le sac : en toile, confectionné par maman, le goûter : une tranche de pain plus une bille de chocolat ou une portion triangulaire de nougat.)

     

    Devant sa porte ou accoudée à sa fenêtre la « Mère Aldebert » (rien de péjoratif) avait toujours pour moi un mot gentil ; il est vrai qu'elle m'avait mise au monde, assistant pour cela le docteur Crébassa. Son époux, artisan peintre, partait au travail au même moment, les pots de peinture et le matériel sur un chariot à bras de couleur bleue...

     

    Venait ensuite la maison Grousset : villa « Les Tilleuls » ! un château à mes yeux d'enfant ! L'occasion m'était donnée de connaître son intérieur car, Pierrot B, qui l'habitait et moi jouions ensemble.

     

    Je suivais le trottoir en terre battue et passais devant la ferme des Miquel... la cour et le fenestrou de l'étable donnaient sur le fond de la rue ; Oh ! là là les odeurs !

     

    A ce moment-là, la percée directe sur l'avenue Jean Jaurès n'existait pas, la rue débouchait au niveau du café du Rouergue. Ce tronçon, très étroit voyait cependant le passage de gros camions car plusieurs entreprises s'étaient installées dans le quartier et le passage sous la voie ferrée à hauteur limitée ne permettait pas l'accès vers le Crès. Il fallait donc faire attention aux citernes de messieurs Guy (marchand de vin) et Ranc, aux poids lourds de messieurs Nayral (transporteur) et Serres (charbonnier), aux véhicules plus légers de messieurs Privat Louis et Marcel (marchands forains), aux voitures particulières de quelques riverains et de notre proche voisin garagiste : monsieur Courtines...

     

    Passé le pont de la Cabre, au-dessus du ruisseau de la Mère de Dieu, je longeais le mur du Parc de la maison Pechdo (aujourd'hui, immeubles...

     

    Pour le texte intégral, voir le tome 4

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