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  • Coup de pouce à l'école Jules-Ferry

    Csm razisse1 ba2089928dDu 10 au 14 octobre prochain, les élèves de CM1 et CM2 de l'école Jules-Ferry à Millau participeront à une classe de découverte sur le thème de l'astronomie et du sport à Razisse, dans le Tarn.

    A cette occasion, notre association versera une aide de 100 euros afin d'aider quelques familles démunies à financer ce séjour. Bon voyage à toutes et à tous !

  • Une belle initiative !

    Souvenez-vous... La classe de CE1-CE2 organisait les 30 juin et 1er juillet un mini-séjour de découverte à la grotte Chauvet, dans l'Ardèche. Afin de permettre à tous les élèves de participer à ce séjour et à la demande de l'enseignante, nous avons versé une aide de 200 euros à l'école.

    Au programme :

    le jeudi 30 juin : "Sur les traces de nos ancêtres" Visite active de la Cité de la Préhistoire "Mission Préhistoire", visite guidée de l'Aven d'Orgnac, atelier "Gestes de la Préhistoire" : la poterie ou la chasse.

    le vendredi 1er juillet : "Cro-Magnon : quel artiste !" à la Caverne du Pont-d'Arc, visite guidée de la caverne, visite de la Galerie de l'Aurignacien, atelier art pariétal, atelier parure.

    De retour à l'école, les élèves et leur enseignante ont voulu à leur façon participer à nos actions. Ils ont donc organisé une collecte alimentaire dans leur école...

    Un grand merci à eux, et bonnes vacances à tous !

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  • Mon premier poste d'institutrice

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    de Cédric Cadaux

    d'après le récit de Marie-Thé

    Je garde de mon premier poste d’institutrice un souvenir particulièrement ému. En 1957, mes deux bacs en poche et avec l’enthousiasme de mes dix-huit ans, me voilà en route dans la voiture familiale vers ce qui sera, deux années durant, mon univers de jeune enseignante. Un petit village, que dis-je, un hameau composé de trois maisons, L. de M., perdu au fin fond du pays Saint-Affricain. C’est là, dans ce lieu coupé du monde et «ravitaillé par les corbeaux», que je vais découvrir les réalités de mon métier. Il faut dire qu'à cette époque, en Aveyron, chaque petit bourg ou presque avait son école, et il fallait souvent avoir une volonté inébranlable et chevillée au corps pour faire ses premières armes dans l’enseignement.

    L’image de ma première école est restée intacte, gravée dans ma mémoire. Je revois cette route longeant la vallée de la Sorgue que nous empruntions une fois par mois avec mes parents, car à cette époque je n’avais pas le permis de conduire, puis le chemin de terre que nous suivions sur plus de deux kilomètres pour atteindre notre destination. Le bâtiment scolaire était constitué de deux niveaux. Au premier étage se trouvaient trois pièces en enfilade. La première, au-dessus d’une porcherie, faisait office de salle de classe, la deuxième, au-dessus d’une bergerie et de dimensions plus modestes, était le logement de l’enseignant. La porte d'entrée en bois n’avait plus d’âge. Donnant sur un tas de fumier de brebis, une petite fenêtre éclairait chichement ma table et mon lit. Quant à la troisième pièce, se situant sur l’étable et n’offrant pas les conditions de sécurité suffisantes, elle avait été purement et simplement condamnée au moyen de plusieurs grosses planches sommairement clouées à même la porte. Je n’avais ni eau, ni électricité, ni toilettes. Nous partions dans les «chestres» et les élèves devaient aller chercher de l’eau à la source toute proche. Pour ma part, j’utilisais un broc en émail vert pour faire ma réserve d'eau potable. Un poêle à bois trônait au milieu de la classe. Les parents m’apportaient des bûches et avec mes six élèves (un dans chaque cours, c’est ce que l’on appellerait aujourd’hui de la pédagogie différenciée !) nous allions ramasser des brindilles pour allumer le feu. Je profitais souvent de la ballade pour faire une leçon de choses. Comme je ne disposais d'aucune chaise pour m'asseoir en classe, c'est Monsieur le Curé qui me prêtait celle du presbytère. Le jeudi matin, journée de repos, je la plaçais dehors, devant la porte de l'école, afin qu'il la récupère pour le catéchisme !

    Dans mon petit « chez moi », je me chauffais avec un « Myrus ». Comme je ne possédais pas d' armoire dans laquelle ranger mon linge, j’utilisais de vieux bureaux d’élèves qui avaient été remisés. Le toit de l’école était en mauvais état, c'est peu dire, et le plafond de ma chambre était troué. Couchée, je pouvais admirer le ciel étoilé ! Lorsque je rentrais chez mes parents, une fois par mois, je prenais soin de déplacer le lit afin qu'il ne se mouillât pas en cas de pluie. J'allais chercher le lait dans l'une des fermes voisines. Je me souviens qu'un matin, alors que j'avais oublié de couvrir la casserole la veille au soir, j'ai retrouvé une petite souris noyée dans le lait !

    Le jeudi, je ne faisais pas la classe. Ce jour-là, je m'ennuyais à mourir, alors j'allais garder les vaches avec une fermière et ainsi les heures passaient plus vite ! Puis vint le temps du certificat d'étude. Au début de ma carrière, ce diplôme marquait bien souvent, dans les campagnes, la fin de la scolarité, le grand saut dans l'âge adulte. Cette année-là, je présentai un élève, André, âgé de 14 ans, garçon sérieux et travailleur. Mais comment se rendre à Camarès, qui était le centre d'examen dont nous dépendions ? Qu'à cela ne tienne ! Nous enfourchâmes chacun un vélo prêté par des voisins, et nous voilà partis un beau matin à 5h30. Nous devions parcourir 25 kilomètres et nous présenter à Camarès deux heures plus tard. Nous arrivâmes à l'heure, un peu exténués, j'en conviens. André fut reçu haut la main. Pour me remercier, son père et sa grand-mère (sa maman était décédée) invitèrent la «maistre» à la ferme, afin de partager leur repas. Ces gens étaient charmants. Je me souviens encore du délicieux ragoût qu'ils m'ont servi et de l'agréable moment que nous avons passé tous ensemble. Je revois les yeux pétillants de cette grand-mère, fière de la réussite de son petit-fils.

    Il est, dans la carrière d'un enseignant de l'école primaire, un rituel incontournable et parfois redouté : la visite de Monsieur l'Inspecteur. Peu de temps après ma prise de fonction, je vis arriver une grosse voiture, moteur vrombissant dans un nuage de poussière. C'était Monsieur l'Inspecteur !

    «Mais où puis-je me garer, me demanda-t-il un brin dépité ? Où se trouve donc la place ?» Je dus lui avouer qu'il n'y avait aucune place dans le hameau, mais seulement trois maisons et l'école. Sa visite terminée, à l'écart des élèves, il me posa cette question, incrédule : «Vous résidez ici ? Comment faites-vous pour rester là ?» Comme je l'ai déjà dit, je restai là deux ans.

    Une fois par mois, je devais me rendre à la conférence pédagogique à Millau. C'était l'unique occasion pour moi de rencontrer des collègues et de retrouver ma ville, mes parents, mes amis. Je prenais le car à l'embranchement de la route départementale à destination de Celhes. Là, je devais attendre deux heures à la gare pour prendre un «train charrette», nommé ainsi car il s'arrêtait dans tous les villages. Le voyage jusqu'à Millau était interminable ! Mais j'arrivai enfin chez mes parents et ma mère, inévitablement, m'attendait sur le pas de la porte et me disait : «Tu sens la fède ! » Je devais alors me déshabiller et tout mon linge était lavé.

    Certes, à mes débuts, mes conditions de travail étaient rudes, mais les gens de ce village m'ont fort bien accueillie, ils m'ont aidé autant qu'ils le pouvaient et savaient trouver les mots, les gestes, les attentions qui rendaient la vie loin des miens tout à fait supportable. Il ne se passait pas une semaine sans qu'une fermière, une voisine, ne m'apporte des pissenlits, de la viande ou encore de la soupe, selon les saisons. Au fond, cette chaleur humaine n'apporte-t-elle pas la preuve que nos vies valent la peine d'être vécues ?

     

    Ce texte intégral est extrait du tome 1

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  • Expédition dans les égouts de Millau

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    par Cédric Cadaux

    d'après le récit de Jacques L.

    Extrait

                            « Sa première sensation fut l'aveuglement. Brusquement il ne vit plus rien. Il lui sembla aussi qu'en une minute il était devenu sourd. Il n'entendait plus rien. Il étendit un bras, puis l'autre, et toucha le mur des deux côtés, et reconnut que le couloir était étroit ; il glissa, et reconnut que la dalle était mouillée. Il avança un pied avec précaution, craignant un trou, un puisard, quelque gouffre ; il constata que le dallage se prolongeait. Une bouffée de fétidité l'avertit du lieu où il était. Au bout de quelques instants, il n'était plus aveugle. Un peu de lumière tombait du soupirail par où il s'était glissé, et son regard s'était fait à cette cave. Devant lui, il y avait un autre mur, un mur de nuit. La clarté du soupirail expirait à dix ou douze pas du point où était Jean Valjean, et faisait à peine une blancheur blafarde sur quelques mètres de la paroi humide de l'égout. Au-delà l'opacité était massive ; y pénétrer paraissait horrible, et l'entrée y semblait un engloutissement. »

                       Voici comment Victor Hugo décrivait dans « Les Misérables » l'atmosphère sombre et glauque des égouts parisiens du dix-neuvième siècle. Souvenez-vous de l'ancien forçat portant sur ses épaules le jeune Marius, blessé, tentant de le soustraire à la police en s'enfonçant dans les entrailles de Paris...

                        Il faut croire que l'imagination fertile du grand Victor essaima jusque dans les jeunes esprits des provinces les plus reculées car à Millau, dans les années quarante, une bande de quatre ou cinq gosses délurés partait dès qu'elle le pouvait sur les traces de Jean Valjean. En sortant de l'école Paul Bert, ces garçons aux faux-airs de Gavroche se donnaient rendez-vous au Saoutadou. Intrépides et casse-cou, du haut de leurs onze ou douze ans, ils l'étaient certainement. Désobéissants aussi, mais juste ce qu'il fallait pour se montrer braves aux yeux des filles qui elles, allaient à l'école Victor Hugo, proche du lieu de leurs exploits.

                       Par un dimanche maussade de novembre, je décidai de me rendre au Saoutadou. Je partis à la recherche des vieux égouts de Millau, muni de mon appareil photo et accompagné de ma chienne, trop heureuse à l'idée de pouvoir effrayer les canards qui barbotaient bruyamment près des berges du Tarn. De nos jours, lorsque l'on chemine  vers le Vieux Moulin, le long de la rive droite, on ne croise guère que quelques promeneurs ou joggeurs recherchant verdure et tranquillité. Parfois, un clochard et son chien viennent là, comme pour se mettre en congé de l'agitation urbaine. Au pied de l'imposant mur de pierre bordant le quai Sully-Chaliès, je ne tardai pas à apercevoir, placées à intervalles réguliers, les anciennes bouches d'égout qui, jusqu'au début des années soixante-dix, vomissaient dans la rivière toutes les eaux usées des particuliers et industriels de la ville. Quelques unes sont désormais murées ou fermées par de solides barreaux, souvent cachées par la végétation. D'autres, en revanche, sont toujours béantes et semblent pouvoir cracher et répandre à nouveau leur fluide  putride dans les eaux paisibles et poissonneuses du Tarn. (...)

     

    Pour découvrir le texte intégral, voir le tome 3

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  • A Tous Coeurs présentée aux élèves de 6ème

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    Lundi 15 février, de 9h à 12h, Annie Braidotti, Alain Fabié et notre vice-président Alain Calvet ont présenté les actions et le fonctionnement de notre association aux six classes de 6ème du collège Jeanne d'Arc. C'est dans le cadre du programme d'éducation à la citoyenneté que nos bénévoles sont allés à la rencontre de ces jeunes, à la demande de leurs professeurs d'histoire et géographie.

    Afin de rendre l'échange plus dynamique et plus riche, nos intervenants se sont appuyés sur notre nouveau site internet, projeté sur grand écran, tandis que les professeurs avaient préparé un questionnaire à compléter.

    Les jeunes élèves ont pu s'exprimer sur le thème de la solidarité, de la précarité et du bénévolat.

    Notre équipe remercie l'équipe enseignante et les élèves de leur accueil et salue cette initiative.

  • Coup de pouce à l'école Marguerite-Marie

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    La classe de CE1-CE2 organise les 30 juin et 1er juillet un mini-séjour de découverte à la grotte Chauvet, dans l'Ardèche. Afin de permettre à tous les élèves de participer à ce séjour et à la demande de l'enseignante, nous avons versé une aide de 200 euros à l'école.

    Au programme :

    le jeudi 30 juin : "Sur les traces de nos ancêtres" Visite active de la Cité de la Préhistoire "Mission Préhistoire", visite guidée de l'Aven d'Orgnac, atelier "Gestes de la Préhistoire" : la poterie ou la chasse.

    le vendredi 1er juillet : "Cro-Magnon : quel artiste !" à la Caverne du Pont-d'Arc, visite guidée de la caverne, visite de la Galerie de l'Aurignacien, atelier art pariétal, atelier parure.

    Bon séjour à tous !

     

  • L'école Jean-Henri Fabre à La Vignole

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    Les classes de CM1, CM2 et CLIS (soit 41 élèves), partent en classe de neige au centre PEP12 de La Vignole d'Entveig.

    Ce séjour permettra aux enfants de découvrir la pratique du ski, ainsi que la haute montagne, "milieu qu'ils ne connaissent pas", comme le précise la directrice de l'établissement.

    A ce jour, toutes les familles n'ont pu régler entièrement le solde demandé (130 euros) et le manque reste à charge de l'école et de l'association des parents d'élèves "qui n'auront pas d'autre choix que de réduire les sorties des autres classes".

    Aussi notre équipe a-t-elle décidé, une nouvelle fois, d'apporter une aide de 120 euros pour faciliter l'organisation du séjour.

    Bon ski à tous !

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