école

  • Coup de pouce à l'école Jules-Ferry

    Csm razisse1 ba2089928dDu 10 au 14 octobre prochain, les élèves de CM1 et CM2 de l'école Jules-Ferry à Millau participeront à une classe de découverte sur le thème de l'astronomie et du sport à Razisse, dans le Tarn.

    A cette occasion, notre association versera une aide de 100 euros afin d'aider quelques familles démunies à financer ce séjour. Bon voyage à toutes et à tous !

  • Une belle initiative !

    Souvenez-vous... La classe de CE1-CE2 organisait les 30 juin et 1er juillet un mini-séjour de découverte à la grotte Chauvet, dans l'Ardèche. Afin de permettre à tous les élèves de participer à ce séjour et à la demande de l'enseignante, nous avons versé une aide de 200 euros à l'école.

    Au programme :

    le jeudi 30 juin : "Sur les traces de nos ancêtres" Visite active de la Cité de la Préhistoire "Mission Préhistoire", visite guidée de l'Aven d'Orgnac, atelier "Gestes de la Préhistoire" : la poterie ou la chasse.

    le vendredi 1er juillet : "Cro-Magnon : quel artiste !" à la Caverne du Pont-d'Arc, visite guidée de la caverne, visite de la Galerie de l'Aurignacien, atelier art pariétal, atelier parure.

    De retour à l'école, les élèves et leur enseignante ont voulu à leur façon participer à nos actions. Ils ont donc organisé une collecte alimentaire dans leur école...

    Un grand merci à eux, et bonnes vacances à tous !

    07 07 2016 20 25 25

  • De retour de Sagunto

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    Comme nous le rapportions précédemment, dans le cadre de l'école bilingue, les enseignants du cycle 3 de l'école Beauregard ont récemment organisé une classe de découverte à Sagunto (Espagne). A la demande de la directrice de l'établissement, nous avons aidé au financement de ce séjour à hauteur de 120 euros, afin de faciliter l'accès de tous les élèves à ce beau voyage....
    Ce matin, nous avons pu lire dans le Midi Libre le compte-rendu de cette odyssée...

  • Histoires de Loups

    La presence du loup en france est attestee depuis 1992 3309533 800x400

    de Cédric Cadaux

    d'après le récit de Jeanine B.

    Extrait

    Ma mère me racontait souvent cette histoire, qu'elle tenait elle-même de sa grand-mère. Elle a dû se passer dans les années 1880. Nous étions en hiver. A cette période de l'année, la nuit tombe vite. On avait l'impression que la neige et le froid très vif  avaient figé toute forme de vie sur le Lévézou. Un homme d'une quarantaine d'année, journalier de son état, se louait dans une ferme de Marzials. Alors qu'il venait de terminer sa pénible journée de labeur, il se mit en route, comme tous les soirs,  en direction de Castelnau-Pegayrols où sa famille demeurait. L'homme devait parcourir, à pied bien entendu, une distance de 4 ou 5 kilomètres. Ce chemin, qu'il connaissait maintenant par coeur, avait une particularité : il traversait une grande châtaigneraie. Cela n'avait en soi rien d'exceptionnel, les châtaigniers étant des arbres très répandus autour de Castelnau. Mais ce soir-là, notre courageux  ouvrier prit du retard. Il craignit de se laisser surprendre par la nuit. Aussi, il décida de presser le pas. Mais il avait l'étrange impression, depuis  qu'il s'était enfoncé dans le bois,  d'être suivi. Il se retourna et vit  deux yeux brillants le fixant à une vingtaine de pas derrière lui. La taille de l'animal ne laissait aucune place au doute : c'était un loup !
    L'homme s'arma de courage, s'efforça de marcher toujours à la même allure, se retournant de temps à autre pour s'assurer que la bête gardait ses distances. Il fut  ainsi accompagné jusqu'à l'entrée du village de Castelnau !

    J'ai passé mon enfance, dans les années 30, à Castelnau-Pegayrols. Je vivais dans une ferme et je me souviens que dans la pièce à vivre, la cuisine, il y avait un évier en pierre, percé d'un trou afin d'évacuer les eaux usées. Ces éviers étaient très communs à l'époque, ils dataient du siècle dernier. Mon arrière-grand-mère racontait que dans sa jeunesse, les hivers sur le Lévézou étaient particulièrement rudes. (...)

    Retrouvez le récit intégral dans le tome 1

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  • Mon premier poste d'institutrice

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    de Cédric Cadaux

    d'après le récit de Marie-Thé

    Je garde de mon premier poste d’institutrice un souvenir particulièrement ému. En 1957, mes deux bacs en poche et avec l’enthousiasme de mes dix-huit ans, me voilà en route dans la voiture familiale vers ce qui sera, deux années durant, mon univers de jeune enseignante. Un petit village, que dis-je, un hameau composé de trois maisons, L. de M., perdu au fin fond du pays Saint-Affricain. C’est là, dans ce lieu coupé du monde et «ravitaillé par les corbeaux», que je vais découvrir les réalités de mon métier. Il faut dire qu'à cette époque, en Aveyron, chaque petit bourg ou presque avait son école, et il fallait souvent avoir une volonté inébranlable et chevillée au corps pour faire ses premières armes dans l’enseignement.

    L’image de ma première école est restée intacte, gravée dans ma mémoire. Je revois cette route longeant la vallée de la Sorgue que nous empruntions une fois par mois avec mes parents, car à cette époque je n’avais pas le permis de conduire, puis le chemin de terre que nous suivions sur plus de deux kilomètres pour atteindre notre destination. Le bâtiment scolaire était constitué de deux niveaux. Au premier étage se trouvaient trois pièces en enfilade. La première, au-dessus d’une porcherie, faisait office de salle de classe, la deuxième, au-dessus d’une bergerie et de dimensions plus modestes, était le logement de l’enseignant. La porte d'entrée en bois n’avait plus d’âge. Donnant sur un tas de fumier de brebis, une petite fenêtre éclairait chichement ma table et mon lit. Quant à la troisième pièce, se situant sur l’étable et n’offrant pas les conditions de sécurité suffisantes, elle avait été purement et simplement condamnée au moyen de plusieurs grosses planches sommairement clouées à même la porte. Je n’avais ni eau, ni électricité, ni toilettes. Nous partions dans les «chestres» et les élèves devaient aller chercher de l’eau à la source toute proche. Pour ma part, j’utilisais un broc en émail vert pour faire ma réserve d'eau potable. Un poêle à bois trônait au milieu de la classe. Les parents m’apportaient des bûches et avec mes six élèves (un dans chaque cours, c’est ce que l’on appellerait aujourd’hui de la pédagogie différenciée !) nous allions ramasser des brindilles pour allumer le feu. Je profitais souvent de la ballade pour faire une leçon de choses. Comme je ne disposais d'aucune chaise pour m'asseoir en classe, c'est Monsieur le Curé qui me prêtait celle du presbytère. Le jeudi matin, journée de repos, je la plaçais dehors, devant la porte de l'école, afin qu'il la récupère pour le catéchisme !

    Dans mon petit « chez moi », je me chauffais avec un « Myrus ». Comme je ne possédais pas d' armoire dans laquelle ranger mon linge, j’utilisais de vieux bureaux d’élèves qui avaient été remisés. Le toit de l’école était en mauvais état, c'est peu dire, et le plafond de ma chambre était troué. Couchée, je pouvais admirer le ciel étoilé ! Lorsque je rentrais chez mes parents, une fois par mois, je prenais soin de déplacer le lit afin qu'il ne se mouillât pas en cas de pluie. J'allais chercher le lait dans l'une des fermes voisines. Je me souviens qu'un matin, alors que j'avais oublié de couvrir la casserole la veille au soir, j'ai retrouvé une petite souris noyée dans le lait !

    Le jeudi, je ne faisais pas la classe. Ce jour-là, je m'ennuyais à mourir, alors j'allais garder les vaches avec une fermière et ainsi les heures passaient plus vite ! Puis vint le temps du certificat d'étude. Au début de ma carrière, ce diplôme marquait bien souvent, dans les campagnes, la fin de la scolarité, le grand saut dans l'âge adulte. Cette année-là, je présentai un élève, André, âgé de 14 ans, garçon sérieux et travailleur. Mais comment se rendre à Camarès, qui était le centre d'examen dont nous dépendions ? Qu'à cela ne tienne ! Nous enfourchâmes chacun un vélo prêté par des voisins, et nous voilà partis un beau matin à 5h30. Nous devions parcourir 25 kilomètres et nous présenter à Camarès deux heures plus tard. Nous arrivâmes à l'heure, un peu exténués, j'en conviens. André fut reçu haut la main. Pour me remercier, son père et sa grand-mère (sa maman était décédée) invitèrent la «maistre» à la ferme, afin de partager leur repas. Ces gens étaient charmants. Je me souviens encore du délicieux ragoût qu'ils m'ont servi et de l'agréable moment que nous avons passé tous ensemble. Je revois les yeux pétillants de cette grand-mère, fière de la réussite de son petit-fils.

    Il est, dans la carrière d'un enseignant de l'école primaire, un rituel incontournable et parfois redouté : la visite de Monsieur l'Inspecteur. Peu de temps après ma prise de fonction, je vis arriver une grosse voiture, moteur vrombissant dans un nuage de poussière. C'était Monsieur l'Inspecteur !

    «Mais où puis-je me garer, me demanda-t-il un brin dépité ? Où se trouve donc la place ?» Je dus lui avouer qu'il n'y avait aucune place dans le hameau, mais seulement trois maisons et l'école. Sa visite terminée, à l'écart des élèves, il me posa cette question, incrédule : «Vous résidez ici ? Comment faites-vous pour rester là ?» Comme je l'ai déjà dit, je restai là deux ans.

    Une fois par mois, je devais me rendre à la conférence pédagogique à Millau. C'était l'unique occasion pour moi de rencontrer des collègues et de retrouver ma ville, mes parents, mes amis. Je prenais le car à l'embranchement de la route départementale à destination de Celhes. Là, je devais attendre deux heures à la gare pour prendre un «train charrette», nommé ainsi car il s'arrêtait dans tous les villages. Le voyage jusqu'à Millau était interminable ! Mais j'arrivai enfin chez mes parents et ma mère, inévitablement, m'attendait sur le pas de la porte et me disait : «Tu sens la fède ! » Je devais alors me déshabiller et tout mon linge était lavé.

    Certes, à mes débuts, mes conditions de travail étaient rudes, mais les gens de ce village m'ont fort bien accueillie, ils m'ont aidé autant qu'ils le pouvaient et savaient trouver les mots, les gestes, les attentions qui rendaient la vie loin des miens tout à fait supportable. Il ne se passait pas une semaine sans qu'une fermière, une voisine, ne m'apporte des pissenlits, de la viande ou encore de la soupe, selon les saisons. Au fond, cette chaleur humaine n'apporte-t-elle pas la preuve que nos vies valent la peine d'être vécues ?

     

    Ce texte intégral est extrait du tome 1

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  • L'Homme Serpent

    Par Cédric Cadaux

    d'après le récit de Louis Combes

     

    L homme serpenta

    Extrait

    Je suis né rue Saint-Antoine, près de l'atelier du me­nuisier M. Guibert et de la boulangerie Trémolet, mais mon enfance se déroula pour l'essentiel rue des Fasquets, non loin des halles. Je fréquen­tais l'école du Beffroi. Il me revient de ces an­nées de jeune insouciance une anecdote liée à la déclaration de guerre. Le gou­vernement orga­nisa la récupéra­tion de ferraille à grande échelle afin de fabriquer armes et munitions équipant nos armées. Le jeudi (jour de repos des écoliers d'alors), avec cinq ou six co­pains, poussant un carrétou, nous fai­sions le porte à porte dans notre quartier et demandions aux particuliers de nous confier leurs vieux métaux. Je me sou­viens de l'estamaïre de la rue Peyrolle­rie, M. Limongi, trempant cuillères et fourchettes dans un bain d'étain afin de leur donner une seconde jeunesse. Un jour, il profita de notre passage et remplit notre chariot. Nous nous rendîmes ensuite à la gare où un employé pesa notre butin et nous paya.

    J'appréciais l'école, particulièrement les récréations... Avec des noyaux d'abricots, nous jouions à la boucarelle ou au serpent. Pour nous défouler, nous pratiquions aussi le cou­fidou : il suffisait de repérer un garçon dans un coin de la cour et de se jeter sur lui afin de l'esquicher contre le mur en criant : « Oh coufidou ! Oh coufidou ! » Simple, efficace ! Nous respections notre instituteur, M. Desmayous. Il savait capter notre attention avec ses leçons de choses, ses expériences étonnantes, ses récits historiques relatant les exploits de grands personnages...

    Comme tous les gosses, il nous arrivait de faire quelques bêtises. L'Hôtel du Commerce de la place du Mandarous disposait, à l'angle de la rue du Mouton Couronné et de celle des Fasquets, d'un jardin au portail souvent ouvert avec, à l'abri des regards un bassin dans lequel des écrevisses coulaient des jours heureux, se souciant peu du sort qui leur était réservé. Prenant garde de ne pas attirer l'attention du personnel, nous en prélevions deux ou trois spécimens que nous attissions ensuite avec un bâton. Lorsque nous n'avions pas accès au fameux jardin, curieux, nous collions notre nez, à la fenêtre grillagée à barreaux de la cuisine de l'hôtel. Pour nous faire déguerpir, le chef nous escampait des œufs !

    Le jeudi matin, nous assistions à la messe à Notre-Dame : les garçons de l'école du Beffroi d'un côté, les filles de l'institution Sainte-Marie de l'autre. Quelques jours avant la Fête-Dieu, nous répé­tions la cérémonie. Un prêtre nous indiquait les différentes étapes en faisant taper un claquoir. Certains après-midi, nous nous rendions avec le patronage au champ des curés à la Salette. Nous y disputions des matches de football, construisions des cabanes, des nichoirs pour les petits oiseaux, nous fabriquions des gaules avec des tiges d'abicasses... le tout sous la surveillance d'un abbé. Quelquefois, ce jour-là, nous profitions de l'absence des élèves pour nous rendre dans une courette de l'institution Sainte-Marie où les jeunes demoiselles jouaient à la balançoire pendant leurs récréations. Mais les religieuses de l'établissement n'appréciaient guère nos sauvages incursions et nous chassaient promptement du lieu. Si prestement qu'un beau jour, notre copain Aldo, sous-estimant la vélocité des bonnes sœurs et se croyant peut-être plus malin que nous autres, descendit de sa balan­çoire sans se hâter. Bien mal lui en prit ! Empoigné par le col de sa chemise, il fut amené manu militari auprès de la supé­rieure. Nous jugeâmes nécessaire de prévenir la mère du « prison­nier », une mamma de la rue Eustache d'origine italienne, forte en gueule, qui se rendit illico presto à l'école. Entendant brailler son rejeton, elle fit un scandale : « Si vous voulez des mioches, vous n'avez qu'à en faire, au lieu de prendre ceux des autres ! » hurla-t-elle avec un fort accent aux nonnes déconfites.

    Plus sagement, nous faisions parfois les spéléologues, nous explorions alors la Grotte des Faux-Monnayeurs, ni­chée dans les falaises du Causse Noir, au-dessus du quartier de la Salette. Les en­fants de chœur de la bande n'oubliaient pas de récupérer à l'église des bouts de chan­delles qui nous éclairaient... Au moindre courant d'air, nos lampes électriques pre­naient le relai. Parfois, nous grimpions jusqu'au Rocher Troué... Sur le chemin du retour, nous dévalions joyeusement les rulhes (éboulis de pierres) nombreuses en ces endroits...

    Dans notre quartier, nous récupérions des roues de vélo : nous les poussions avec une tige en fer pour les faire rouler. Un jour, j'ai délogé un « foutral de ratas » près de la cuisine de l'hôtel, rue du Mouton Couronné, que j'ai espouti avec mon cerceau de fortune ! Certains garagistes nous donnaient volontiers d'anciens roulements à billes. Nous les fixions sous une planche et organisions des courses de ra­balles...

    Mes parents, ouvriers gantiers, moururent prématurément : mon père en 1940, ma mère, en 1943. Je la revois encore travaillant sans relâche à sa machine à coudre « brosser ». Âgé d'à peine 16 ans, je me retrouvai seul au monde.

    Après l'obtention de mon certificat d'études, j'exerçai plu­sieurs « petits boulots ». Mon tuteur et parent, Léon Roucoules, pa­tron du magasin de confection pour hommes « La Grande Maison » m'embaucha. Je balayais le devant de porte, puis, équipé d'un landau astucieuse­ment transformé en glacière, je me rendais chez le brasseur de l'avenue Jean Jaurès, Jules Fabre, pour m'approvisionner en pains de glace. Je les livrais en­suite à nos clients de la Cité du Parc où résidait le gendre de mon em­ployeur. (...)

    Découvrez l'intégralité de ce récit dans le tome 5.

     

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  • A Tous Coeurs présentée aux élèves de 6ème

    Image

    Lundi 15 février, de 9h à 12h, Annie Braidotti, Alain Fabié et notre vice-président Alain Calvet ont présenté les actions et le fonctionnement de notre association aux six classes de 6ème du collège Jeanne d'Arc. C'est dans le cadre du programme d'éducation à la citoyenneté que nos bénévoles sont allés à la rencontre de ces jeunes, à la demande de leurs professeurs d'histoire et géographie.

    Afin de rendre l'échange plus dynamique et plus riche, nos intervenants se sont appuyés sur notre nouveau site internet, projeté sur grand écran, tandis que les professeurs avaient préparé un questionnaire à compléter.

    Les jeunes élèves ont pu s'exprimer sur le thème de la solidarité, de la précarité et du bénévolat.

    Notre équipe remercie l'équipe enseignante et les élèves de leur accueil et salue cette initiative.

  • Sur le chemin de l'école

    par Arlette Salomon

     

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    Extrait

    « En allant à l'école, j'ai rencontré le vent... » chante Anne Sylvestre. Moi, en y allant, j'ai aussi rencontré le vent mais encore la pluie, la neige, la chaleur, le froid... Qu'importe, c'était ainsi ! Je faisais le trajet à pied de la rue des Lilas jusqu'à Jules Ferry. Seule, au départ, je retrouvais Nicole D, Lucette A., Monique L. … c'est en bande que nous arrivions en classe.

     

    Je traversais la rue en face de chez moi avec le cartable le matin et le sac du goûter l'après-midi (le sac : en toile, confectionné par maman, le goûter : une tranche de pain plus une bille de chocolat ou une portion triangulaire de nougat.)

     

    Devant sa porte ou accoudée à sa fenêtre la « Mère Aldebert » (rien de péjoratif) avait toujours pour moi un mot gentil ; il est vrai qu'elle m'avait mise au monde, assistant pour cela le docteur Crébassa. Son époux, artisan peintre, partait au travail au même moment, les pots de peinture et le matériel sur un chariot à bras de couleur bleue...

     

    Venait ensuite la maison Grousset : villa « Les Tilleuls » ! un château à mes yeux d'enfant ! L'occasion m'était donnée de connaître son intérieur car, Pierrot B, qui l'habitait et moi jouions ensemble.

     

    Je suivais le trottoir en terre battue et passais devant la ferme des Miquel... la cour et le fenestrou de l'étable donnaient sur le fond de la rue ; Oh ! là là les odeurs !

     

    A ce moment-là, la percée directe sur l'avenue Jean Jaurès n'existait pas, la rue débouchait au niveau du café du Rouergue. Ce tronçon, très étroit voyait cependant le passage de gros camions car plusieurs entreprises s'étaient installées dans le quartier et le passage sous la voie ferrée à hauteur limitée ne permettait pas l'accès vers le Crès. Il fallait donc faire attention aux citernes de messieurs Guy (marchand de vin) et Ranc, aux poids lourds de messieurs Nayral (transporteur) et Serres (charbonnier), aux véhicules plus légers de messieurs Privat Louis et Marcel (marchands forains), aux voitures particulières de quelques riverains et de notre proche voisin garagiste : monsieur Courtines...

     

    Passé le pont de la Cabre, au-dessus du ruisseau de la Mère de Dieu, je longeais le mur du Parc de la maison Pechdo (aujourd'hui, immeubles...

     

    Pour le texte intégral, voir le tome 4

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  • L'école Jean-Henri Fabre à La Vignole

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    Les classes de CM1, CM2 et CLIS (soit 41 élèves), partent en classe de neige au centre PEP12 de La Vignole d'Entveig.

    Ce séjour permettra aux enfants de découvrir la pratique du ski, ainsi que la haute montagne, "milieu qu'ils ne connaissent pas", comme le précise la directrice de l'établissement.

    A ce jour, toutes les familles n'ont pu régler entièrement le solde demandé (130 euros) et le manque reste à charge de l'école et de l'association des parents d'élèves "qui n'auront pas d'autre choix que de réduire les sorties des autres classes".

    Aussi notre équipe a-t-elle décidé, une nouvelle fois, d'apporter une aide de 120 euros pour faciliter l'organisation du séjour.

    Bon ski à tous !

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