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  • La journée de noël d'A Tous Coeurs

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    Cette année, nous nous mobilisons pour contribuer à rendre le sourire des enfants démunis plus beau au pied du sapin. Avec l'équipe de l'enseigne GEANT CASINO de Millau, nous organisons un grande journée de solidarité le samedi 9 décembre de 9h à 20h. Collecte de jouets neufs et de denrées alimentaires sera proposée aux clients tout au long d'un parcours dans le magasin. De plus, il sera possible aux personnes férues d'histoire locale d'acquérir ce jour-là à prix spécial fêtes toute la collection "Des Millavois parlent aux Millavois" et le petit dernier "Des Bruits dans les Buis"... Précisons que les jouets cllectés seront offerts aux enfants des familles bénéficiaires des aides de notre association.

  • 100 petits jouets pour Noël avec Auchan Millau

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    Souvenez-vous... C'était il y a 7 ans déjà... Un pari un peu fou... Alors que notre association, encore peu connue, fêtait sa première année de fonctionnement, nous organisions une collecte intitulée "100 petits jouets pour Noël". Nous souhaitions en effet reccueillir des jouets neufs afin de les offrir aux enfants de nos bénéficiaires. Et ce ne furent pas 100 jouets, mais plus de 300 que les clients de l'enseigne nous confièrent...

    Depuis, chaque année, nos bénévoles, durant le premier week-end de décembre, sont présents au magasin AUCHAN Millau afin d'en appeler à la générosité de ses clients, pourtant déjà très sollicités...

    Notre équipe sait qu'elle peut compter, cette année encore, sur leur écoute bienveillante, prouvant s'il est était besoin notre estime mutuelle et la reconnaissance de nos actions.

     

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    Les jouets offerts lors de notre première collecte, en décembre 2010.

  • Collecte de jouets à Géant Casino

    Jouet bois noelC'est un nouveau rendez-vous que nous proposons aux Millavois, un nouveau challenge aussi, pour nous... Avec le dynamique soutien de l'agence locale CENTURY 21, nous organisons le samedi 10 décembre à partir de 14 heures une grande collecte de jouets à GEANT CASINO Millau. Nous vous attendons nombreux dans la galerie marchande et nous nous ferons un plaisir de vous présenter nos actions de solidarité...

    Précisons que les jouets collectés sont offerts aux enfants bénéficiaires de nos actions.

  • Grande collecte de jouets Century 21

    Img 20161109 140134 011Jusqu’au 30 novembre, l’agence immobilière locale Century 21, place du Mandarous, organise une grande collecte de jouets en partenariat, cette année, avec notre association. Mercredi dernier, nos deux équipes se sont retrouvées afin de préparer cette opération dans les moindres détails. Ainsi, les Millavois sont invités à venir déposer à l’agence Century 21 un ou plusieurs jouets de leur choix, pourvu qu’ils soient complets et en parfait état de marche. Nos bénévoles se chargeront ensuite de les trier et de les distribuer au moment de Noël. Sur le plan national, cette opération a permis de collecter depuis sa création il y a quatre ans plus de 930 000 jouets. Autant dire que l’accueil du public fut à la hauteur des espérances !

     

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  • Un geste qui compte...

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    Mercredi en fin d'après-midi, Stéphanie et Jean-Noël ANNIBALI ont invité des bénévoles de notre équipe dans leur belle boutique de jouets de la rue Droite "LE JARDIN DES GRANDS". Là, les commerçants sympas et généreux ont remis à notre vice-président Alain CALVET un chèque et une sélection de jouets neufs et de qualité. "La somme que vous nous remettez nous servira à augmenter notre budget d'aide à l'enfance" ont précisé les bénévoles présents. Quant aux jouets, ils seront offerts pour Noël aux enfants de nos bénéficiaires.

    Notre équipe tient à remercier chaleureusement Stéphanie et Jean-Noël ANNIBALI pour le soutien qu'ils apportent aux actions de solidarité d'A TOUS COEURS depuis maintenant un an. Un mot avant de terminer : sachez que vous pouvez déposer vos jeux et jouets au magasin qui nous les transmettra.

  • Coup de pouce à l'école Jules-Ferry

    Csm razisse1 ba2089928dDu 10 au 14 octobre prochain, les élèves de CM1 et CM2 de l'école Jules-Ferry à Millau participeront à une classe de découverte sur le thème de l'astronomie et du sport à Razisse, dans le Tarn.

    A cette occasion, notre association versera une aide de 100 euros afin d'aider quelques familles démunies à financer ce séjour. Bon voyage à toutes et à tous !

  • Une belle initiative !

    Souvenez-vous... La classe de CE1-CE2 organisait les 30 juin et 1er juillet un mini-séjour de découverte à la grotte Chauvet, dans l'Ardèche. Afin de permettre à tous les élèves de participer à ce séjour et à la demande de l'enseignante, nous avons versé une aide de 200 euros à l'école.

    Au programme :

    le jeudi 30 juin : "Sur les traces de nos ancêtres" Visite active de la Cité de la Préhistoire "Mission Préhistoire", visite guidée de l'Aven d'Orgnac, atelier "Gestes de la Préhistoire" : la poterie ou la chasse.

    le vendredi 1er juillet : "Cro-Magnon : quel artiste !" à la Caverne du Pont-d'Arc, visite guidée de la caverne, visite de la Galerie de l'Aurignacien, atelier art pariétal, atelier parure.

    De retour à l'école, les élèves et leur enseignante ont voulu à leur façon participer à nos actions. Ils ont donc organisé une collecte alimentaire dans leur école...

    Un grand merci à eux, et bonnes vacances à tous !

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  • De l'autre côté du mur

    par Cédric Cadaux

    Extrait

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    Les travaux de démolition de l’ancienne prison

    ont commencé

     

    « Construite en 1825, il y a près de cent cinquante ans, la maison d’arrêt de l’avenue Alfred-Merle va enfin disparaître de la vue des habitants de ce quartier qui n’éprouveront, sans doute, aucun regret à voir démolir les vieux murs de ce triste bâtiment, véritable verrue en plein cœur de la ville. Désaffectée depuis de nombreuses années, l’ancienne prison servait de local à la crèche, transférée depuis hier rue Jean Moulin, et d’habitations à quelques familles nécessiteuses.

    Tout au plus pourra-t-on regretter le parking qui permettait le stationnement de véhicules obligés, depuis lundi, à trouver un nouvel emplacement, ce qui ne sera pas chose facile. Après l’enlèvement de la toiture les pics des démolisseurs vont s’attaquer aux solides pierres de la bâtisse qui cèdera la place au futur hôtel des postes dont la construction est prévue sur deux ans. »

    (Article extrait du Midi Libre du mercredi 31 octobre 1973)

     

    Bientôt donc, cette vieille et sinistre bâtisse ne sera plus qu’un mauvais souvenir pour les Millavois, trop heureux d’être enfin débarrassés de cet encombrant patrimoine. De nos jours, qui s’en souvient, de cette prison ? Qui sait encore qu’en lieu et place de notre hôtel des postes se dressait une maison d’arrêt ? Plus grand monde à vrai dire et d’ailleurs, cela n’a pas vraiment d’importance. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, des hommes, des femmes et plus étonnamment, des mineurs, y ont été détenus, y ont vécu, certains y sont morts.

     

    Par un matin pluvieux d'avril, je me rendis aux Archives Départementales à Rodez. C'est dans une magnifique salle de lecture au toit de verre que l'on m'apporta un vieux dossier un peu poussiéreux de l’ancienne prison. Protégé par une chemise de papier kraft et une ficelle de facteur, il semblait avoir été maintenu hors du temps. Je commençais à en explorer le contenu avec précaution lorsque l'odeur si caractéristique du vieux papier m’envahit soudain. Une liasse de feuillets disparates et un cahier qui noircit le bout des doigts lorsqu’on le feuillette me donnèrent à penser que personne, depuis des lustres, n’était venu réveiller les témoins de ce passé relégué aux oubliettes. Mais à la fin du dossier, un morceau de papier, parfaitement blanc celui-là, attira mon attention. Je le retirai de la liasse et là, ô surprise ! je découvris deux photographies en noir et blanc datant des années 30. C’était l'avenue de la gare, celle où se trouvait la prison. La netteté de ces clichés était telle que l’on s’attendait à voir le petit bazar, l’hôtel de Paris et de la Poste, les vieilles automobiles et les passants, figés depuis 80 ans, reprendre vie. Un seul élément du décor semblait défier le temps et les gens. Empiétant avec arrogance sur le trottoir, l’imposante poterne de la prison, porte cloutée et barreaux aux fenêtres, obligeait le piéton à se déporter sur la chaussée. Le haut mur d’enceinte, quant à lui, n’invitait pas particulièrement à la flânerie. Ces photos attisèrent ma curiosité : j’eus envie d’en savoir davantage sur cette prison. Je me décidai à reprendre le dossier par son commencement. Je ne tarderais pas à trouver la clé, la clé qui ouvre cette lourde porte ferrée de l’ancienne maison d’arrêt de Millau. [...]

    La suite est à découvrir dans le tome 2

     

  • Nous recherchons des souvenirs des premiers congés payés

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    Actualité oblige, les « commis d’écriture » de la collection « Des Millavois parlent aux Millavois » recherchent des témoignages se rapportant aux premiers congés payés : souvenirs de vacances, préparatifs, découverte de nouveaux lieux, état d’esprit, photos… Arlette Bompart, Cédric Cadaux et Pierre Costecalde se tiennent à la disposition des personnes intéressées le vendredi de 16h à 17h30. Tél : 07 83 76 35 24. 

  • Le Saoutadou

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    par André Cadaux

    Extrait

    Dans les années 50 et en toutes saisons le Saoutadou débordait d’activités diverses et variées. Au printemps, après le repas de midi et avant de reprendre le travail les habitants de ce joli et vivant quartier avaient l’habitude de se retrouver sur la place de l’Hôpital (actuellement place Bompaire) pour profiter à l’abri de la grande bâtisse, des premiers rayons de soleil. Les papotages et les bavardages allaient bon train...

    La Place n’était pas goudronnée et les voitures en stationnement y étaient rares. Quelques « sportifs » pratiquaient le jeu de « Pioule » en semaine, les samedis et dimanches étant réservés à la pétanque.

    « Pioule », j'ignore l’origine de ce nom… Toujours est-il que ce jeu avaient de nombreux adeptes. Voyons tout d’abord le « terrain » :  deux traits parallèles distants de 2 m 50 étaient préalablement tracés sur le sol. Partant d’un de ces traits, les joueurs à tour de rôle lançaient de petites pièces de monnaie le plus près possible de l’autre trait. Lorsque qu’une pièce lancée par un joueur touchait ou chevauchait la ligne il criait « PIOULE! ». Alors il ramassait toutes les pièces jouées, les secouait dans ses mains, les faisait sauter en l’air en choisissant pile ou face… Toutes les pièces tombées du côté choisi, étaient gagnées.

    Les cinq premiers ( ceux qui avaient approché leur pièce le plus près) avaient le droit de lancer. Les pièces non gagnées constituaient un « pot » qui était remis en jeu à la partie suivante. Certains, pour ne pas trouer les poches de la veste ou du pantalon avaient confectionné des petits sacs pour mettre leur « trésor » mais si à ma connaissance, personne ne s’est enrichi, les parties et réparties étaient mémorables! Les parties de Pétanque étaient aussi endiablées, gagnants et perdants se retrouvaient « chez Basile » le bistrot du coin pour boire l’apéritif.

    L’été et en automne tout le monde se déplaçait vers le Tarn (au parapet du Saoutadou) pour avoir un peu de fraîcheur. L’eau de la rivière n’était pas aussi limpide qu’aujourd’hui…d’autant plus qu’un égout aux relents nauséabonds s’y déversait. Par contre c’était l’endroit le plus poissonneux. Des pêcheurs en quête d’une « grosse pièce », notamment d'un barbeau, venaient tremper le fil. Les plus belles prises étaient mises dans le bassin du jardin de l’Hôpital pour dégorger et aussi pour le plaisir des yeux des pensionnaires de l’Hospice. (...)

    Découvrez la suite de ce récit dans le tome 4

     

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  • De retour de Sagunto

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    Comme nous le rapportions précédemment, dans le cadre de l'école bilingue, les enseignants du cycle 3 de l'école Beauregard ont récemment organisé une classe de découverte à Sagunto (Espagne). A la demande de la directrice de l'établissement, nous avons aidé au financement de ce séjour à hauteur de 120 euros, afin de faciliter l'accès de tous les élèves à ce beau voyage....
    Ce matin, nous avons pu lire dans le Midi Libre le compte-rendu de cette odyssée...

  • Histoires de Loups

    La presence du loup en france est attestee depuis 1992 3309533 800x400

    de Cédric Cadaux

    d'après le récit de Jeanine B.

    Extrait

    Ma mère me racontait souvent cette histoire, qu'elle tenait elle-même de sa grand-mère. Elle a dû se passer dans les années 1880. Nous étions en hiver. A cette période de l'année, la nuit tombe vite. On avait l'impression que la neige et le froid très vif  avaient figé toute forme de vie sur le Lévézou. Un homme d'une quarantaine d'année, journalier de son état, se louait dans une ferme de Marzials. Alors qu'il venait de terminer sa pénible journée de labeur, il se mit en route, comme tous les soirs,  en direction de Castelnau-Pegayrols où sa famille demeurait. L'homme devait parcourir, à pied bien entendu, une distance de 4 ou 5 kilomètres. Ce chemin, qu'il connaissait maintenant par coeur, avait une particularité : il traversait une grande châtaigneraie. Cela n'avait en soi rien d'exceptionnel, les châtaigniers étant des arbres très répandus autour de Castelnau. Mais ce soir-là, notre courageux  ouvrier prit du retard. Il craignit de se laisser surprendre par la nuit. Aussi, il décida de presser le pas. Mais il avait l'étrange impression, depuis  qu'il s'était enfoncé dans le bois,  d'être suivi. Il se retourna et vit  deux yeux brillants le fixant à une vingtaine de pas derrière lui. La taille de l'animal ne laissait aucune place au doute : c'était un loup !
    L'homme s'arma de courage, s'efforça de marcher toujours à la même allure, se retournant de temps à autre pour s'assurer que la bête gardait ses distances. Il fut  ainsi accompagné jusqu'à l'entrée du village de Castelnau !

    J'ai passé mon enfance, dans les années 30, à Castelnau-Pegayrols. Je vivais dans une ferme et je me souviens que dans la pièce à vivre, la cuisine, il y avait un évier en pierre, percé d'un trou afin d'évacuer les eaux usées. Ces éviers étaient très communs à l'époque, ils dataient du siècle dernier. Mon arrière-grand-mère racontait que dans sa jeunesse, les hivers sur le Lévézou étaient particulièrement rudes. (...)

    Retrouvez le récit intégral dans le tome 1

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  • La rue Louis Blanc dans les années 40-50

    de Cédric Cadaux

    d'après les souvenirs de Paul Cadaux 

    et Marie-Thé.

    Extrait

    Quel est l'automobiliste millavois qui ne passe pas au moins une fois dans la semaine par la rue Louis Blanc au volant de sa voiture ? Pendant de nombreuses années, dès que les cloches des écoles s'étaient tues, cette voie, qui n'est autre que la RN 9, était saturée de files ininterrompues d'automobiles avançant à la vitesse de l'escargot, moteur chauffant, tractant caravane ou remorque chargée à bloc. Mais chacun savait que cet épuisant périple était le prix à payer pour quelques semaines de dépaysement, de repos et de bonheur sur les plages sablonneuses de la Grande Bleue.

    Mon père, lorsqu'il était enfant dans les années 40, habitait dans cette rue. Son père, artisan fabriquant des calibres pour les besoins de la ganterie, activité millavoise alors florissante, se rendait tous les jours à son atelier, rue du Voultre, proche de la rue Louis Blanc. Un jour, alors que nous nous rendions en centre-ville, mon père me fit la remarque que cette rue avait bien changé depuis soixante ans. En quoi avait-elle changé ?

    Bien plus tard, lorsque nous décidâmes de nous lancer dans ce projet de collecte de récits et d'anecdotes, je repensai à ces propos tenus par mon père, et lui proposai de remonter le temps avec moi. Il accepta de bon cœur et se souvint que son ancienne voisine de la rue Louis Blanc, de deux ou trois années son aînée, venait de temps à autre dans la boutique de l'association. Il la contacta. Marie-Thé, nous l'appellerons ainsi, institutrice à la retraite, nous rendit visite un mercredi après-midi au local de la rue du Lion d'Or. Je devinai, lorsque cette dame aux yeux pétillants se présenta dans le bureau, que ce qu'elle avait à me dire se révèlerait passionnant.

     

    Je ne fus pas déçu, car j'eus le privilège de redécouvrir, deux heures durant, une ville qui pourtant m'a vu naître, Millau dans les années 40 et à mes yeux, une autre planète...

     

    Paul C. -Mon plus lointain souvenir de la rue Louis Blanc remonte à la fin de la guerre. J'étais alors très jeune, mais je revois ma mère, tous les soirs, fermant les volets, calfeutrant les fenêtres avec des morceaux d'étoffe et du papier afin de ne pas laisser passer le moindre rai de lumière, pouvant être vu depuis la rue, car les Allemands imposaient le couvre-feu.

     

    Marie-Thé -Je me souviens parfaitement de cette période et de ce détail, mais je n'habitais pas encore rue Louis Blanc, mes parents occupaient un appartement rue André Balitrand. C'est là-bas, dans ce quartier, que j'ai vécu les années de guerre, et je pourrais vous raconter beaucoup d'anecdotes de cette époque. Il me revient en mémoire quelques paroles d'une chanson que je fredonnais souvent avec mes amies et qui en dit long sur la dureté du temps, mais c'est bien connu, les enfants ont le don de trouver matière à rire et jouer même dans les situations les plus dramatiques :

     

    « J'ai demandé à ma mère ce qu'il y avait pour dîner

    Elle m'a répondu des rutabagas et des topinambours

    Et moi je lui ai dit :

    Les rutabagas c'est pour les gagas,

    Les topinambours, c'est pour les cabours ! »

    Mais retournons rue Louis Blanc, et que le voyage commence...

    Paul C. - La rue Louis Blanc comptait plusieurs commerces dans les années quarante : la boucherie Bernard, le marchand de journaux, les trois épiceries, dont les Docks Méridionaux et l'Étoile du Midi... J'en oublie certainement.

    Marie-Thé - Pour entrer dans l'épicerie des Docks Méridionaux, il fallait descendre deux ou trois marches, et lorsqu'il y avait une crue, le magasin était inondé : les boîtes de sucre se retrouvaient dans l'eau!

    Paul C. – Le dimanche, lorsque ma mère nous avait préparé une tarte, nous la portions chez le boulanger pour qu'il la fasse cuire dans son four à bois. (...)

    Découvrez le texte intégral dans le tome 1.

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  • Mon premier poste d'institutrice

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    de Cédric Cadaux

    d'après le récit de Marie-Thé

    Je garde de mon premier poste d’institutrice un souvenir particulièrement ému. En 1957, mes deux bacs en poche et avec l’enthousiasme de mes dix-huit ans, me voilà en route dans la voiture familiale vers ce qui sera, deux années durant, mon univers de jeune enseignante. Un petit village, que dis-je, un hameau composé de trois maisons, L. de M., perdu au fin fond du pays Saint-Affricain. C’est là, dans ce lieu coupé du monde et «ravitaillé par les corbeaux», que je vais découvrir les réalités de mon métier. Il faut dire qu'à cette époque, en Aveyron, chaque petit bourg ou presque avait son école, et il fallait souvent avoir une volonté inébranlable et chevillée au corps pour faire ses premières armes dans l’enseignement.

    L’image de ma première école est restée intacte, gravée dans ma mémoire. Je revois cette route longeant la vallée de la Sorgue que nous empruntions une fois par mois avec mes parents, car à cette époque je n’avais pas le permis de conduire, puis le chemin de terre que nous suivions sur plus de deux kilomètres pour atteindre notre destination. Le bâtiment scolaire était constitué de deux niveaux. Au premier étage se trouvaient trois pièces en enfilade. La première, au-dessus d’une porcherie, faisait office de salle de classe, la deuxième, au-dessus d’une bergerie et de dimensions plus modestes, était le logement de l’enseignant. La porte d'entrée en bois n’avait plus d’âge. Donnant sur un tas de fumier de brebis, une petite fenêtre éclairait chichement ma table et mon lit. Quant à la troisième pièce, se situant sur l’étable et n’offrant pas les conditions de sécurité suffisantes, elle avait été purement et simplement condamnée au moyen de plusieurs grosses planches sommairement clouées à même la porte. Je n’avais ni eau, ni électricité, ni toilettes. Nous partions dans les «chestres» et les élèves devaient aller chercher de l’eau à la source toute proche. Pour ma part, j’utilisais un broc en émail vert pour faire ma réserve d'eau potable. Un poêle à bois trônait au milieu de la classe. Les parents m’apportaient des bûches et avec mes six élèves (un dans chaque cours, c’est ce que l’on appellerait aujourd’hui de la pédagogie différenciée !) nous allions ramasser des brindilles pour allumer le feu. Je profitais souvent de la ballade pour faire une leçon de choses. Comme je ne disposais d'aucune chaise pour m'asseoir en classe, c'est Monsieur le Curé qui me prêtait celle du presbytère. Le jeudi matin, journée de repos, je la plaçais dehors, devant la porte de l'école, afin qu'il la récupère pour le catéchisme !

    Dans mon petit « chez moi », je me chauffais avec un « Myrus ». Comme je ne possédais pas d' armoire dans laquelle ranger mon linge, j’utilisais de vieux bureaux d’élèves qui avaient été remisés. Le toit de l’école était en mauvais état, c'est peu dire, et le plafond de ma chambre était troué. Couchée, je pouvais admirer le ciel étoilé ! Lorsque je rentrais chez mes parents, une fois par mois, je prenais soin de déplacer le lit afin qu'il ne se mouillât pas en cas de pluie. J'allais chercher le lait dans l'une des fermes voisines. Je me souviens qu'un matin, alors que j'avais oublié de couvrir la casserole la veille au soir, j'ai retrouvé une petite souris noyée dans le lait !

    Le jeudi, je ne faisais pas la classe. Ce jour-là, je m'ennuyais à mourir, alors j'allais garder les vaches avec une fermière et ainsi les heures passaient plus vite ! Puis vint le temps du certificat d'étude. Au début de ma carrière, ce diplôme marquait bien souvent, dans les campagnes, la fin de la scolarité, le grand saut dans l'âge adulte. Cette année-là, je présentai un élève, André, âgé de 14 ans, garçon sérieux et travailleur. Mais comment se rendre à Camarès, qui était le centre d'examen dont nous dépendions ? Qu'à cela ne tienne ! Nous enfourchâmes chacun un vélo prêté par des voisins, et nous voilà partis un beau matin à 5h30. Nous devions parcourir 25 kilomètres et nous présenter à Camarès deux heures plus tard. Nous arrivâmes à l'heure, un peu exténués, j'en conviens. André fut reçu haut la main. Pour me remercier, son père et sa grand-mère (sa maman était décédée) invitèrent la «maistre» à la ferme, afin de partager leur repas. Ces gens étaient charmants. Je me souviens encore du délicieux ragoût qu'ils m'ont servi et de l'agréable moment que nous avons passé tous ensemble. Je revois les yeux pétillants de cette grand-mère, fière de la réussite de son petit-fils.

    Il est, dans la carrière d'un enseignant de l'école primaire, un rituel incontournable et parfois redouté : la visite de Monsieur l'Inspecteur. Peu de temps après ma prise de fonction, je vis arriver une grosse voiture, moteur vrombissant dans un nuage de poussière. C'était Monsieur l'Inspecteur !

    «Mais où puis-je me garer, me demanda-t-il un brin dépité ? Où se trouve donc la place ?» Je dus lui avouer qu'il n'y avait aucune place dans le hameau, mais seulement trois maisons et l'école. Sa visite terminée, à l'écart des élèves, il me posa cette question, incrédule : «Vous résidez ici ? Comment faites-vous pour rester là ?» Comme je l'ai déjà dit, je restai là deux ans.

    Une fois par mois, je devais me rendre à la conférence pédagogique à Millau. C'était l'unique occasion pour moi de rencontrer des collègues et de retrouver ma ville, mes parents, mes amis. Je prenais le car à l'embranchement de la route départementale à destination de Celhes. Là, je devais attendre deux heures à la gare pour prendre un «train charrette», nommé ainsi car il s'arrêtait dans tous les villages. Le voyage jusqu'à Millau était interminable ! Mais j'arrivai enfin chez mes parents et ma mère, inévitablement, m'attendait sur le pas de la porte et me disait : «Tu sens la fède ! » Je devais alors me déshabiller et tout mon linge était lavé.

    Certes, à mes débuts, mes conditions de travail étaient rudes, mais les gens de ce village m'ont fort bien accueillie, ils m'ont aidé autant qu'ils le pouvaient et savaient trouver les mots, les gestes, les attentions qui rendaient la vie loin des miens tout à fait supportable. Il ne se passait pas une semaine sans qu'une fermière, une voisine, ne m'apporte des pissenlits, de la viande ou encore de la soupe, selon les saisons. Au fond, cette chaleur humaine n'apporte-t-elle pas la preuve que nos vies valent la peine d'être vécues ?

     

    Ce texte intégral est extrait du tome 1

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  • L'Homme Serpent

    Par Cédric Cadaux

    d'après le récit de Louis Combes

     

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    Extrait

    Je suis né rue Saint-Antoine, près de l'atelier du me­nuisier M. Guibert et de la boulangerie Trémolet, mais mon enfance se déroula pour l'essentiel rue des Fasquets, non loin des halles. Je fréquen­tais l'école du Beffroi. Il me revient de ces an­nées de jeune insouciance une anecdote liée à la déclaration de guerre. Le gou­vernement orga­nisa la récupéra­tion de ferraille à grande échelle afin de fabriquer armes et munitions équipant nos armées. Le jeudi (jour de repos des écoliers d'alors), avec cinq ou six co­pains, poussant un carrétou, nous fai­sions le porte à porte dans notre quartier et demandions aux particuliers de nous confier leurs vieux métaux. Je me sou­viens de l'estamaïre de la rue Peyrolle­rie, M. Limongi, trempant cuillères et fourchettes dans un bain d'étain afin de leur donner une seconde jeunesse. Un jour, il profita de notre passage et remplit notre chariot. Nous nous rendîmes ensuite à la gare où un employé pesa notre butin et nous paya.

    J'appréciais l'école, particulièrement les récréations... Avec des noyaux d'abricots, nous jouions à la boucarelle ou au serpent. Pour nous défouler, nous pratiquions aussi le cou­fidou : il suffisait de repérer un garçon dans un coin de la cour et de se jeter sur lui afin de l'esquicher contre le mur en criant : « Oh coufidou ! Oh coufidou ! » Simple, efficace ! Nous respections notre instituteur, M. Desmayous. Il savait capter notre attention avec ses leçons de choses, ses expériences étonnantes, ses récits historiques relatant les exploits de grands personnages...

    Comme tous les gosses, il nous arrivait de faire quelques bêtises. L'Hôtel du Commerce de la place du Mandarous disposait, à l'angle de la rue du Mouton Couronné et de celle des Fasquets, d'un jardin au portail souvent ouvert avec, à l'abri des regards un bassin dans lequel des écrevisses coulaient des jours heureux, se souciant peu du sort qui leur était réservé. Prenant garde de ne pas attirer l'attention du personnel, nous en prélevions deux ou trois spécimens que nous attissions ensuite avec un bâton. Lorsque nous n'avions pas accès au fameux jardin, curieux, nous collions notre nez, à la fenêtre grillagée à barreaux de la cuisine de l'hôtel. Pour nous faire déguerpir, le chef nous escampait des œufs !

    Le jeudi matin, nous assistions à la messe à Notre-Dame : les garçons de l'école du Beffroi d'un côté, les filles de l'institution Sainte-Marie de l'autre. Quelques jours avant la Fête-Dieu, nous répé­tions la cérémonie. Un prêtre nous indiquait les différentes étapes en faisant taper un claquoir. Certains après-midi, nous nous rendions avec le patronage au champ des curés à la Salette. Nous y disputions des matches de football, construisions des cabanes, des nichoirs pour les petits oiseaux, nous fabriquions des gaules avec des tiges d'abicasses... le tout sous la surveillance d'un abbé. Quelquefois, ce jour-là, nous profitions de l'absence des élèves pour nous rendre dans une courette de l'institution Sainte-Marie où les jeunes demoiselles jouaient à la balançoire pendant leurs récréations. Mais les religieuses de l'établissement n'appréciaient guère nos sauvages incursions et nous chassaient promptement du lieu. Si prestement qu'un beau jour, notre copain Aldo, sous-estimant la vélocité des bonnes sœurs et se croyant peut-être plus malin que nous autres, descendit de sa balan­çoire sans se hâter. Bien mal lui en prit ! Empoigné par le col de sa chemise, il fut amené manu militari auprès de la supé­rieure. Nous jugeâmes nécessaire de prévenir la mère du « prison­nier », une mamma de la rue Eustache d'origine italienne, forte en gueule, qui se rendit illico presto à l'école. Entendant brailler son rejeton, elle fit un scandale : « Si vous voulez des mioches, vous n'avez qu'à en faire, au lieu de prendre ceux des autres ! » hurla-t-elle avec un fort accent aux nonnes déconfites.

    Plus sagement, nous faisions parfois les spéléologues, nous explorions alors la Grotte des Faux-Monnayeurs, ni­chée dans les falaises du Causse Noir, au-dessus du quartier de la Salette. Les en­fants de chœur de la bande n'oubliaient pas de récupérer à l'église des bouts de chan­delles qui nous éclairaient... Au moindre courant d'air, nos lampes électriques pre­naient le relai. Parfois, nous grimpions jusqu'au Rocher Troué... Sur le chemin du retour, nous dévalions joyeusement les rulhes (éboulis de pierres) nombreuses en ces endroits...

    Dans notre quartier, nous récupérions des roues de vélo : nous les poussions avec une tige en fer pour les faire rouler. Un jour, j'ai délogé un « foutral de ratas » près de la cuisine de l'hôtel, rue du Mouton Couronné, que j'ai espouti avec mon cerceau de fortune ! Certains garagistes nous donnaient volontiers d'anciens roulements à billes. Nous les fixions sous une planche et organisions des courses de ra­balles...

    Mes parents, ouvriers gantiers, moururent prématurément : mon père en 1940, ma mère, en 1943. Je la revois encore travaillant sans relâche à sa machine à coudre « brosser ». Âgé d'à peine 16 ans, je me retrouvai seul au monde.

    Après l'obtention de mon certificat d'études, j'exerçai plu­sieurs « petits boulots ». Mon tuteur et parent, Léon Roucoules, pa­tron du magasin de confection pour hommes « La Grande Maison » m'embaucha. Je balayais le devant de porte, puis, équipé d'un landau astucieuse­ment transformé en glacière, je me rendais chez le brasseur de l'avenue Jean Jaurès, Jules Fabre, pour m'approvisionner en pains de glace. Je les livrais en­suite à nos clients de la Cité du Parc où résidait le gendre de mon em­ployeur. (...)

    Découvrez l'intégralité de ce récit dans le tome 5.

     

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  • Expédition dans les égouts de Millau

    Photo 41

    par Cédric Cadaux

    d'après le récit de Jacques L.

    Extrait

                            « Sa première sensation fut l'aveuglement. Brusquement il ne vit plus rien. Il lui sembla aussi qu'en une minute il était devenu sourd. Il n'entendait plus rien. Il étendit un bras, puis l'autre, et toucha le mur des deux côtés, et reconnut que le couloir était étroit ; il glissa, et reconnut que la dalle était mouillée. Il avança un pied avec précaution, craignant un trou, un puisard, quelque gouffre ; il constata que le dallage se prolongeait. Une bouffée de fétidité l'avertit du lieu où il était. Au bout de quelques instants, il n'était plus aveugle. Un peu de lumière tombait du soupirail par où il s'était glissé, et son regard s'était fait à cette cave. Devant lui, il y avait un autre mur, un mur de nuit. La clarté du soupirail expirait à dix ou douze pas du point où était Jean Valjean, et faisait à peine une blancheur blafarde sur quelques mètres de la paroi humide de l'égout. Au-delà l'opacité était massive ; y pénétrer paraissait horrible, et l'entrée y semblait un engloutissement. »

                       Voici comment Victor Hugo décrivait dans « Les Misérables » l'atmosphère sombre et glauque des égouts parisiens du dix-neuvième siècle. Souvenez-vous de l'ancien forçat portant sur ses épaules le jeune Marius, blessé, tentant de le soustraire à la police en s'enfonçant dans les entrailles de Paris...

                        Il faut croire que l'imagination fertile du grand Victor essaima jusque dans les jeunes esprits des provinces les plus reculées car à Millau, dans les années quarante, une bande de quatre ou cinq gosses délurés partait dès qu'elle le pouvait sur les traces de Jean Valjean. En sortant de l'école Paul Bert, ces garçons aux faux-airs de Gavroche se donnaient rendez-vous au Saoutadou. Intrépides et casse-cou, du haut de leurs onze ou douze ans, ils l'étaient certainement. Désobéissants aussi, mais juste ce qu'il fallait pour se montrer braves aux yeux des filles qui elles, allaient à l'école Victor Hugo, proche du lieu de leurs exploits.

                       Par un dimanche maussade de novembre, je décidai de me rendre au Saoutadou. Je partis à la recherche des vieux égouts de Millau, muni de mon appareil photo et accompagné de ma chienne, trop heureuse à l'idée de pouvoir effrayer les canards qui barbotaient bruyamment près des berges du Tarn. De nos jours, lorsque l'on chemine  vers le Vieux Moulin, le long de la rive droite, on ne croise guère que quelques promeneurs ou joggeurs recherchant verdure et tranquillité. Parfois, un clochard et son chien viennent là, comme pour se mettre en congé de l'agitation urbaine. Au pied de l'imposant mur de pierre bordant le quai Sully-Chaliès, je ne tardai pas à apercevoir, placées à intervalles réguliers, les anciennes bouches d'égout qui, jusqu'au début des années soixante-dix, vomissaient dans la rivière toutes les eaux usées des particuliers et industriels de la ville. Quelques unes sont désormais murées ou fermées par de solides barreaux, souvent cachées par la végétation. D'autres, en revanche, sont toujours béantes et semblent pouvoir cracher et répandre à nouveau leur fluide  putride dans les eaux paisibles et poissonneuses du Tarn. (...)

     

    Pour découvrir le texte intégral, voir le tome 3

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  • Coup de pouce à l'école Marguerite-Marie

    Grotte 1 1

     

    La classe de CE1-CE2 organise les 30 juin et 1er juillet un mini-séjour de découverte à la grotte Chauvet, dans l'Ardèche. Afin de permettre à tous les élèves de participer à ce séjour et à la demande de l'enseignante, nous avons versé une aide de 200 euros à l'école.

    Au programme :

    le jeudi 30 juin : "Sur les traces de nos ancêtres" Visite active de la Cité de la Préhistoire "Mission Préhistoire", visite guidée de l'Aven d'Orgnac, atelier "Gestes de la Préhistoire" : la poterie ou la chasse.

    le vendredi 1er juillet : "Cro-Magnon : quel artiste !" à la Caverne du Pont-d'Arc, visite guidée de la caverne, visite de la Galerie de l'Aurignacien, atelier art pariétal, atelier parure.

    Bon séjour à tous !

     

  • Sur le chemin de l'école

    par Arlette Salomon

     

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    Extrait

    « En allant à l'école, j'ai rencontré le vent... » chante Anne Sylvestre. Moi, en y allant, j'ai aussi rencontré le vent mais encore la pluie, la neige, la chaleur, le froid... Qu'importe, c'était ainsi ! Je faisais le trajet à pied de la rue des Lilas jusqu'à Jules Ferry. Seule, au départ, je retrouvais Nicole D, Lucette A., Monique L. … c'est en bande que nous arrivions en classe.

     

    Je traversais la rue en face de chez moi avec le cartable le matin et le sac du goûter l'après-midi (le sac : en toile, confectionné par maman, le goûter : une tranche de pain plus une bille de chocolat ou une portion triangulaire de nougat.)

     

    Devant sa porte ou accoudée à sa fenêtre la « Mère Aldebert » (rien de péjoratif) avait toujours pour moi un mot gentil ; il est vrai qu'elle m'avait mise au monde, assistant pour cela le docteur Crébassa. Son époux, artisan peintre, partait au travail au même moment, les pots de peinture et le matériel sur un chariot à bras de couleur bleue...

     

    Venait ensuite la maison Grousset : villa « Les Tilleuls » ! un château à mes yeux d'enfant ! L'occasion m'était donnée de connaître son intérieur car, Pierrot B, qui l'habitait et moi jouions ensemble.

     

    Je suivais le trottoir en terre battue et passais devant la ferme des Miquel... la cour et le fenestrou de l'étable donnaient sur le fond de la rue ; Oh ! là là les odeurs !

     

    A ce moment-là, la percée directe sur l'avenue Jean Jaurès n'existait pas, la rue débouchait au niveau du café du Rouergue. Ce tronçon, très étroit voyait cependant le passage de gros camions car plusieurs entreprises s'étaient installées dans le quartier et le passage sous la voie ferrée à hauteur limitée ne permettait pas l'accès vers le Crès. Il fallait donc faire attention aux citernes de messieurs Guy (marchand de vin) et Ranc, aux poids lourds de messieurs Nayral (transporteur) et Serres (charbonnier), aux véhicules plus légers de messieurs Privat Louis et Marcel (marchands forains), aux voitures particulières de quelques riverains et de notre proche voisin garagiste : monsieur Courtines...

     

    Passé le pont de la Cabre, au-dessus du ruisseau de la Mère de Dieu, je longeais le mur du Parc de la maison Pechdo (aujourd'hui, immeubles...

     

    Pour le texte intégral, voir le tome 4

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  • Les Amis des Malades

    par Arlette Bompart

    d’après le récit de Claudie, Gisèle et Nicole

     

    Extrait

     

    Avec sa devise « Aider et Servir », l’Association des Amis des Malades, antérieurement « Les Abeilles d’Or », a connu ses heures de gloire dans les décennies 50-60. Présidée par Maître André Raynaud, huissier (papa Raynaud, nous l’appelions ainsi), elle siégeait dans un local de l’ancienne prison, tout comme la crèche, les Francas… Eh oui ! c’était notre CREA ! Aujourd’hui, la Poste occupe cet emplacement.

     

    Cci30072015 0001a

     

    Chaque membre bénévole mettait tout son cœur à exprimer son talent. La troupe, polyvalente, se composait de gymnastes, d’ac­teurs, de chanteurs, de danseurs, d’illusionnistes, de fantaisistes… Elle présentait, chaque année, un nouveau spectacle, varié, vous vous en doutez ! Tant que les hauts murs d’enceinte de l’ex-lieu de déten­tion existèrent, donc, jusqu’en 1959, les répétitions pouvaient même s’effectuer dehors durant les beaux jours. Afin de récolter des fonds, nous organisions un gala annuel. Nous évoluions sur la scène de la Maison du Peuple devant une salle comble, pour le plus grand plaisir des Milla­vois. Notre bal, nos quines attiraient aussi beaucoup de participants.

     

    Mais, Les Amis des Malades se devaient d’être, avant tout, par leur présence, leurs représentations, les ambassadeurs de l’esprit humain et fraternel de notre ville. Leur rôle ? Se dévouer, aider les plus démunis, combler leur solitude, leur apporter quelques heures de bonheur. Ainsi, une démonstration de nos divers numéros se déroulait chaque 14 juillet dans la cour de l’Hôtel-Dieu. A l'approche des fêtes, l'association recueillait des jouets, confectionnait des paquets pour en­suite les redistribuer aux enfants nécessiteux ou orphelins.

     

    Tout au long de l’année, nous effectuions des déplacements avec le car gris et rouge de La Populaire. Rappelez-vous des chauf­feurs : messieurs Jassin, Portal, Vernhet… et du patron, M. Hubert oubliant parfois, volontairement bien sûr, de présenter la note ! Nos parents, s’ils ne participaient pas au spectacle, s’occupaient du chargement du matériel et des costumes créés par une couturière attitrée. Chacun emportait son pique-nique ou mangeait au restaurant, selon ses moyens. Ainsi, toujours dans un but humanitaire, nous al­lions distraire les patients du sanatorium d’Engayresque. Là, souvenir marquant : un verre nous était attribué avec la stricte interdiction de boire dans n’importe quel autre contenant ! A la léproserie de Val­bonne, dans le Gard, nous jouions devant une salle plongée dans l’obscurité. Vous comprenez pourquoi ! Des religieuses géraient, dans le Cantal, le Centre de La Devèze, en bordure du Lac de Sarrans, sur la presqu’île de Laussac. Elles ac­cueillaient des adultes et des enfants handicapés physiques lourds. L’image d’un certain visage atrocement déformé reste encore gravée au plus profond de nous. (...)

     

    Pour le texte intégral, voir le tome 6

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