maison d'arrêt

  • Le tome 7 est sorti !

    Sans titre 3"Et voguent les souvenirs", tel est le sous-titre du 7ème tome de notre saga historique "Des Millavois parlent aux Millavois" dont vous découvrez aujourd'hui, en avant-première, la couverture... Depuis sept ans maintenant, à l'approche de Noël, nous donnons rendez-vous aux passionnés d'histoire(s) locale(s) impatients de tenir entre leurs mains le tout dernier écrin de récits et d'anecdotes vécues de l'ancien temps. Ce livre, fruit d'un an de travail, fait la part belle aux photos inédites et un nouvel illustrateur, Jean-Paul Guillaume, a rejoint les auteurs Arlette Bompart, Cédric Cadaux et Pierre Costecalde. Vous voudriez en savoir un peu plus ? Voici quelques-un des titres composant cet ultime volume : "Un commerce, une vie...", "Yvonne et Maurice", "Les hommes en noir", "Du cirque à la moto", "La colonie du château", "Laurencie", "Lapinodrame", "Au Saoutadou naguère..." Mais le mieux ne serait-il pas de courir à la boutique d'A Tous Coeurs afin de vous procurer le bel ouvrage ?

     

     

  • Le tome 7, c'est pour bientôt !

    Sans titre 3"Et voguent les souvenirs", tel est le sous-titre du 7ème tome de notre saga historique "Des Millavois parlent aux Millavois" dont vous découvrez aujourd'hui, en avant-première, la couverture... Depuis sept ans maintenant, à l'approche de Noël, nous donnons rendez-vous aux passionnés d'histoire(s) locale(s) impatients de tenir entre leurs mains le tout dernier écrin de récits et d'anecdotes vécues de l'ancien temps. Ce livre, fruit d'un an de travail, fait la part belle aux photos inédites et un nouvel illustrateur, Jean-Paul Guillaume, a rejoint les auteurs Arlette Bompart, Cédric Cadaux et Pierre Costecalde. Vous voudriez en savoir un peu plus ? Voici quelques-un des titres composant cet ultime volume : "Un commerce, une vie...", "Yvonne et Maurice", "Les hommes en noir", "Du cirque à la moto", "La colonie du château", "Laurencie", "Lapinodrame", "Au Saoutadou naguère..." Mais chut ! Nous vous en dirons un peu plus dans quelques jours...

     

     

  • De l'autre côté du mur

    par Cédric Cadaux

    Extrait

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    Les travaux de démolition de l’ancienne prison

    ont commencé

     

    « Construite en 1825, il y a près de cent cinquante ans, la maison d’arrêt de l’avenue Alfred-Merle va enfin disparaître de la vue des habitants de ce quartier qui n’éprouveront, sans doute, aucun regret à voir démolir les vieux murs de ce triste bâtiment, véritable verrue en plein cœur de la ville. Désaffectée depuis de nombreuses années, l’ancienne prison servait de local à la crèche, transférée depuis hier rue Jean Moulin, et d’habitations à quelques familles nécessiteuses.

    Tout au plus pourra-t-on regretter le parking qui permettait le stationnement de véhicules obligés, depuis lundi, à trouver un nouvel emplacement, ce qui ne sera pas chose facile. Après l’enlèvement de la toiture les pics des démolisseurs vont s’attaquer aux solides pierres de la bâtisse qui cèdera la place au futur hôtel des postes dont la construction est prévue sur deux ans. »

    (Article extrait du Midi Libre du mercredi 31 octobre 1973)

     

    Bientôt donc, cette vieille et sinistre bâtisse ne sera plus qu’un mauvais souvenir pour les Millavois, trop heureux d’être enfin débarrassés de cet encombrant patrimoine. De nos jours, qui s’en souvient, de cette prison ? Qui sait encore qu’en lieu et place de notre hôtel des postes se dressait une maison d’arrêt ? Plus grand monde à vrai dire et d’ailleurs, cela n’a pas vraiment d’importance. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, des hommes, des femmes et plus étonnamment, des mineurs, y ont été détenus, y ont vécu, certains y sont morts.

     

    Par un matin pluvieux d'avril, je me rendis aux Archives Départementales à Rodez. C'est dans une magnifique salle de lecture au toit de verre que l'on m'apporta un vieux dossier un peu poussiéreux de l’ancienne prison. Protégé par une chemise de papier kraft et une ficelle de facteur, il semblait avoir été maintenu hors du temps. Je commençais à en explorer le contenu avec précaution lorsque l'odeur si caractéristique du vieux papier m’envahit soudain. Une liasse de feuillets disparates et un cahier qui noircit le bout des doigts lorsqu’on le feuillette me donnèrent à penser que personne, depuis des lustres, n’était venu réveiller les témoins de ce passé relégué aux oubliettes. Mais à la fin du dossier, un morceau de papier, parfaitement blanc celui-là, attira mon attention. Je le retirai de la liasse et là, ô surprise ! je découvris deux photographies en noir et blanc datant des années 30. C’était l'avenue de la gare, celle où se trouvait la prison. La netteté de ces clichés était telle que l’on s’attendait à voir le petit bazar, l’hôtel de Paris et de la Poste, les vieilles automobiles et les passants, figés depuis 80 ans, reprendre vie. Un seul élément du décor semblait défier le temps et les gens. Empiétant avec arrogance sur le trottoir, l’imposante poterne de la prison, porte cloutée et barreaux aux fenêtres, obligeait le piéton à se déporter sur la chaussée. Le haut mur d’enceinte, quant à lui, n’invitait pas particulièrement à la flânerie. Ces photos attisèrent ma curiosité : j’eus envie d’en savoir davantage sur cette prison. Je me décidai à reprendre le dossier par son commencement. Je ne tarderais pas à trouver la clé, la clé qui ouvre cette lourde porte ferrée de l’ancienne maison d’arrêt de Millau. [...]

    La suite est à découvrir dans le tome 2