Attention, tome 9 !

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Parions-le : cette dernière livraison de la collection patrimoniale "Des Millavois parlent aux Millavois", fort de son format exceptionnel de 328 pages, fera date ! Par le nombre et la qualité de ses récits, bien sûr, mais aussi par la quantité de photographies rarissimes qui jalonnent l'ouvrage...

"Dans un écrin de verdure", c'est le titre du texte écrit par Cédric Cadaux, relatant ses souvenirs de directeur du centre aéré de la Baumette. Voyez la photo ci-dessus. Elle illustre, avec beaucoup d'autres, les souvenirs de Cédric Cadaux, ancien directeur de séjours à la Baumette, l'un des deux centres aérés historiques de notre ville, aujourd'hui fermé. Elle montre à quel point cet endroit fut fréquenté dès sa création dans les années 60...

 

 

Extrait choisi...

« Le Centre Aéré de la Baumette, implanté dans la commune de Saint-Beauzély, à 700 m d’altitude, s’étend sur une superficie de 36 hectares en bois, prairies, terrains de sports. Ses ombrages, son air pur, ses vastes étendues tranquilles redonnent à vos enfants une vitalité nouvelle pour affronter dans les meilleures conditions la prochaine année scolaire. »

C’est ainsi que la plaquette, distribuée dans les écoles publiques à l’approche des grandes vacances, présentait l’un des deux centres aérés que comptait autrefois notre ville. Souvenez-vous, il n’y a pas si longtemps… Des groupes d’enfants, équipés de baskets, casquettes, gourdes et sacs à dos, sous la surveillance attentive de leur moniteur ou monitrice attendant, plus ou moins patiemment, devant les écoles, le passage du car. Certains prenaient la direction du Larzac, jusqu’à la Salvage, d’autres partaient à l’opposé, sur le Lévézou, à la Baumette.


Petit historique. En 1960, une poignée de militants laïques au grand cœur, désireux d’offrir à la jeunesse millavoise des vacances saines et éducatives, fait l’acquisition d’une vieille ferme sur les hauteurs de Saint-Beauzély. Quelques-uns s’investissent au sein de la Société des Amis de l’École Laïque, d’autres œu-vrent pour l’association des Parents d’Élèves (plus tard FCPE). Les enseignants ne sont pas en reste : ils auront la charge de l’animation sous l’égide des Francs et Franches Camarades (qui deviendront les Francas). Un Comité de Gestion rassemblera ces trois entités pour le plus grand profit des enfants.


Citer tous les bénévoles de la première heure, tous les fondateurs qui donnèrent de leur temps et de leur sueur ? Impossible, tant ils furent nombreux ! Les Anciens se souviendront toutefois d’Albert Séguier, le premier Président du Comité de Gestion et l’un des principaux initiateurs, mais aussi de Pierre Bonnal, Louis Bourrel, Gérard Vergély, sans oublier MM. Costes, Caramel, Galibert, Vernier…

« J’ai rejoint le Comité de Gestion en 1964. Nous nous retrouvions parfois à plus de 80 bénévoles pour la préparation de la saison estivale », nous confie Gérard Lacas. Dur labeur, certes, mais dans la bonne humeur et l’entente fraternelle. À cette époque, les instituteurs millavois instaurèrent leurs « journées ». Au printemps, le jeudi, oubliant cahiers et leçons, ils venaient nombreux afin de débroussailler les abords des bâtiments et assurer quelques travaux d’entretien.

J’ai connu cet endroit, très bien connu même. Plus tard. J’y ai donné ma part d’enthousiasme, de jeunesse, de fatigue aussi. Je l’ai aimé. Pour sa beauté, pour les valeurs défendues par ses créateurs, mais surtout pour la générosité des personnes que j’ai eu la chance d’y côtoyer. Je ne suis pas retourné dans ce magnifique écrin de verdure depuis 25 ans et pourtant, je n’ai rien oublié. Ni les images chatoyantes, ni les cris joyeux des enfants, ni les chants des feux de camp, ni les soirées inter-minables dans la salle des monos. Avec un je-ne-sais-quoi de nostalgie, je revois les lâchers de montgolfières au Grand Champ, les pique-niques et les siestes au Grand Chêne, la traversée de l’Amazonie, les « dramas » (jeux de rôle) à la « Baume », les jeux de piste aux « Rochers », le village gaulois au « Pommier »… Autant de moments, autant de lieux, autant de visages à jamais gravés dans ma mémoire.

Je voudrais partager avec vous mon histoire de la Baumette. Voulez-vous m’accompagner ?

Juin 1982, j’ai 17 ans. Les épreuves du bac à peine terminées, me voilà à bord d’un car « Combemale » (compagnie millavoise bien connue alors). Il transporte à la Baumette les futurs moniteurs retenus pour l’encadrement des séjours de juillet et août. Je l’ignore encore, mais c’est ici que je vivrai une bonne partie de mes congés scolaires durant les quinze prochaines années.  Premiers souvenirs :  le grand bois de pin et ses nombreuses cabanes bordant l’entrée du domaine, la petite route ombragée sinuant jusqu’à une large clairière. Là, blottis contre une paroi rocheuse parsemée de « baumes », se dressent, imposants, les bâtiments principaux : réfectoires, cuisine, réserves, bureau, salles d’activité, théâtre… La luxuriance de la végétation environnante me laisse coi.

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