L'écriture du tome 8, pas à pas...

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Une nouvelle saison de collecte, enfin !

On n'y croyait plus, dans les milieux autorisés... D'aucuns pensaient que les auteurs de la célèbre collection millavoise avaient mis un point final à leur travail avec le tome 7, paru à Noël 2016... Et bien ce serait mal connaître Arlette Bompart, Pierre Costecalde et Cédric Cadaux ! Ils ne lâchent rien ! Après une année sabbatique tout à fait nécessaire pour ne pas émousser le plaisir de se retrouver, de faire des rencontres nouvelles, ils reprennent la plume avec une énergie intacte...

Quel sera l'esprit de ce tome 8 ? Laissons la parole à la jeune journaliste de Midi Libre Chloé Azaïs, qui a su parfaitement saisir les grandes lignes de la démarche de l'équipe.

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Et si vous participiez ?

Vous possédez des documents, des photographies anciennes ? Vous souhaitez nous confier un souvenir, des anecdotes ? Nous vous rencontrerons avec grand plaisir !

Le plus simple est de prendre rendez-vous avec l'équipe en téléphonant à Cédric Cadaux au 07 83 76 35 24 (n'hésitez pas à laisser un message...). Nous recevons les "passeurs de mémoire" le mercredi après-midi à A Tous Coeurs. Selon votre convenance,  nous pouvons nous déplacer chez vous.

Vous avez également la possibilité de nous transmettre en ligne témoignage et documents...

Alors, à bientôt ?

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Vous avez apprécié nos tomes précédents  et vous souhaitez nous apporter votre contribution ? Vous pouvez nous transmettre vos écrits et vos documents par le biais de ce formulaire. Nous vous répondrons très vite...

A bientôt, les auteurs Arlette Bompart, Cédric Cadaux, Pierre Costecalde

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Suivez l'avancée de notre travail...

  • Un petit tour en Corse

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    La troisième décennie de ce XXème siècle s’écoule, le calme retrouvé après les affres de la guerre. Le village de Creissels, dominé par son église et son majestueux château, se mire,  côté nord, dans les eaux du Tarn.

    Adossé, au sud, aux contreforts du Plateau du Larzac, il bénéficie de deux sources intarissables, au débit abondant, dégringolant des corniches calcaires. Celle de l’Homède donne naissance au ruisseau de Cabrières. Sur son cours, les Cascades : une chute de vingt-trois mètres de hauteur, site enchanteur et, curiosité dans le village : un aqueduc remarquable. Celle du Boundoulaou, elle, alimente le ruisseau de Saint-Martin. Ces eaux vives confluent dans le Tarn respectivement à Creissels et à Raujolles...

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  • De l'autre côté du mur

    par Cédric Cadaux

    Extrait

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    Les travaux de démolition de l’ancienne prison

    ont commencé

     

    « Construite en 1825, il y a près de cent cinquante ans, la maison d’arrêt de l’avenue Alfred-Merle va enfin disparaître de la vue des habitants de ce quartier qui n’éprouveront, sans doute, aucun regret à voir démolir les vieux murs de ce triste bâtiment, véritable verrue en plein cœur de la ville. Désaffectée depuis de nombreuses années, l’ancienne prison servait de local à la crèche, transférée depuis hier rue Jean Moulin, et d’habitations à quelques familles nécessiteuses.

    Tout au plus pourra-t-on regretter le parking qui permettait le stationnement de véhicules obligés, depuis lundi, à trouver un nouvel emplacement, ce qui ne sera pas chose facile. Après l’enlèvement de la toiture les pics des démolisseurs vont s’attaquer aux solides pierres de la bâtisse qui cèdera la place au futur hôtel des postes dont la construction est prévue sur deux ans. »

    (Article extrait du Midi Libre du mercredi 31 octobre 1973)

     

    Bientôt donc, cette vieille et sinistre bâtisse ne sera plus qu’un mauvais souvenir pour les Millavois, trop heureux d’être enfin débarrassés de cet encombrant patrimoine. De nos jours, qui s’en souvient, de cette prison ? Qui sait encore qu’en lieu et place de notre hôtel des postes se dressait une maison d’arrêt ? Plus grand monde à vrai dire et d’ailleurs, cela n’a pas vraiment d’importance. Pourtant, il n’y a pas si longtemps, des hommes, des femmes et plus étonnamment, des mineurs, y ont été détenus, y ont vécu, certains y sont morts.

     

    Par un matin pluvieux d'avril, je me rendis aux Archives Départementales à Rodez. C'est dans une magnifique salle de lecture au toit de verre que l'on m'apporta un vieux dossier un peu poussiéreux de l’ancienne prison. Protégé par une chemise de papier kraft et une ficelle de facteur, il semblait avoir été maintenu hors du temps. Je commençais à en explorer le contenu avec précaution lorsque l'odeur si caractéristique du vieux papier m’envahit soudain. Une liasse de feuillets disparates et un cahier qui noircit le bout des doigts lorsqu’on le feuillette me donnèrent à penser que personne, depuis des lustres, n’était venu réveiller les témoins de ce passé relégué aux oubliettes. Mais à la fin du dossier, un morceau de papier, parfaitement blanc celui-là, attira mon attention. Je le retirai de la liasse et là, ô surprise ! je découvris deux photographies en noir et blanc datant des années 30. C’était l'avenue de la gare, celle où se trouvait la prison. La netteté de ces clichés était telle que l’on s’attendait à voir le petit bazar, l’hôtel de Paris et de la Poste, les vieilles automobiles et les passants, figés depuis 80 ans, reprendre vie. Un seul élément du décor semblait défier le temps et les gens. Empiétant avec arrogance sur le trottoir, l’imposante poterne de la prison, porte cloutée et barreaux aux fenêtres, obligeait le piéton à se déporter sur la chaussée. Le haut mur d’enceinte, quant à lui, n’invitait pas particulièrement à la flânerie. Ces photos attisèrent ma curiosité : j’eus envie d’en savoir davantage sur cette prison. Je me décidai à reprendre le dossier par son commencement. Je ne tarderais pas à trouver la clé, la clé qui ouvre cette lourde porte ferrée de l’ancienne maison d’arrêt de Millau. [...]

    La suite est à découvrir dans le tome 2

     

  • En route vers Millau

    Vue generale de millau

    de Cédric Cadaux

    Extrait

    De nos jours, nombreux sont les Millavois qui se plaignent de l'état de saleté de leur ville. En plusieurs endroits, en effet, les trottoirs sont jonchés de "fleurs de Paris", terme bien délicat employé récemment par une Millavoise originaire de la capitale. Ce jour-là, improvisant tant bien que mal quelques pas de danse, elle s'efforçait d'éviter, d’une façon ma foi fort gracieuse, ce que le plus fidèle ami de l'homme avait laissé sur les trottoirs de la rue Alsace-Lorraine. Ce manque évident d’attention à l'égard des lieux publics serait-il une coutume locale ancestrale ou bien le signe supplémentaire d'une inquiétante décadence ?

     

    Faisons ensemble, si vous le voulez bien, un saut dans le temps. Rejoignons Monsieur l'Ingénieur des Ponts et Chaussées de l'arrondissement de Millau dans sa tournée d'inspection. Il nous attend quelque part sur le plateau du Lévézou. Il s'apprête à descendre vers notre ville. Couvrez-vous bien, car nous sommes le 30 nivôse de l'an IV de la République, ou le 20 janvier 1796 pour les ci-devants, au coeur de l'hiver, et nous voyagerons à bord d’une lourde berline tirée par quatre chevaux. Retrouvons-le, sans nous y attarder, à l'entrée de Viarouge. Ce hameau se trouve aujourd'hui à l'écart de la route départementale mais il fut pendant longtemps un passage redouté des automobilistes bravant les rigueurs de l'hiver.

    Nous constaterons par nous-mêmes que la traversée de ce village, jusqu’au bois de Trie, se révélait difficile, voire impossible lorsque les hivers étaient pluvieux. Passons sur les ornières qui se forment un peu partout faute d’entretien et engageons-nous dans la descente du Bois du Four. A ce moment précis de notre expédition, nous préférons vous mettre en garde, dans votre intérêt : le cheminement sera des plus périlleux et pour cause ! Le propriétaire de l’auberge a comblé le fossé faisant face à l’entrée de sa remise. Cela ne serait rien s’il n’avait pas, plus bas, construit une forge qui avance sur le chemin : les eaux se déversent sur la route et la dégradent continuellement. [...]

    Découvrez la suite de ce récit dans le tome 2

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  • Le Saoutadou

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    par André Cadaux

    Extrait

    Dans les années 50 et en toutes saisons le Saoutadou débordait d’activités diverses et variées. Au printemps, après le repas de midi et avant de reprendre le travail les habitants de ce joli et vivant quartier avaient l’habitude de se retrouver sur la place de l’Hôpital (actuellement place Bompaire) pour profiter à l’abri de la grande bâtisse, des premiers rayons de soleil. Les papotages et les bavardages allaient bon train...

    La Place n’était pas goudronnée et les voitures en stationnement y étaient rares. Quelques « sportifs » pratiquaient le jeu de « Pioule » en semaine, les samedis et dimanches étant réservés à la pétanque.

    « Pioule », j'ignore l’origine de ce nom… Toujours est-il que ce jeu avaient de nombreux adeptes. Voyons tout d’abord le « terrain » :  deux traits parallèles distants de 2 m 50 étaient préalablement tracés sur le sol. Partant d’un de ces traits, les joueurs à tour de rôle lançaient de petites pièces de monnaie le plus près possible de l’autre trait. Lorsque qu’une pièce lancée par un joueur touchait ou chevauchait la ligne il criait « PIOULE! ». Alors il ramassait toutes les pièces jouées, les secouait dans ses mains, les faisait sauter en l’air en choisissant pile ou face… Toutes les pièces tombées du côté choisi, étaient gagnées.

    Les cinq premiers ( ceux qui avaient approché leur pièce le plus près) avaient le droit de lancer. Les pièces non gagnées constituaient un « pot » qui était remis en jeu à la partie suivante. Certains, pour ne pas trouer les poches de la veste ou du pantalon avaient confectionné des petits sacs pour mettre leur « trésor » mais si à ma connaissance, personne ne s’est enrichi, les parties et réparties étaient mémorables! Les parties de Pétanque étaient aussi endiablées, gagnants et perdants se retrouvaient « chez Basile » le bistrot du coin pour boire l’apéritif.

    L’été et en automne tout le monde se déplaçait vers le Tarn (au parapet du Saoutadou) pour avoir un peu de fraîcheur. L’eau de la rivière n’était pas aussi limpide qu’aujourd’hui…d’autant plus qu’un égout aux relents nauséabonds s’y déversait. Par contre c’était l’endroit le plus poissonneux. Des pêcheurs en quête d’une « grosse pièce », notamment d'un barbeau, venaient tremper le fil. Les plus belles prises étaient mises dans le bassin du jardin de l’Hôpital pour dégorger et aussi pour le plaisir des yeux des pensionnaires de l’Hospice. (...)

    Découvrez la suite de ce récit dans le tome 4

     

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